Pas-de-Calais : Caterpillar délocalise, le préfet lui demande de rembourser les aides publiques

, modifié à
  • A
  • A
Une usine Caterpillar, en Belgique, lors d'une grève des salariés en 2012 en protestation à la délocalisation du site.
Une usine Caterpillar, en Belgique, lors d'une grève des salariés en 2012 en protestation à la délocalisation du site. © AFP
Partagez sur :
Le groupe américain a décidé de délocaliser son site à proximité d'Arras pour s'installer en Irlande du Nord et au Brésil, laissant sur le carreau 67 salariés.

Le groupe américain Caterpillar, qui a annoncé la fermeture de l'usine de Monchy-le-Preux (Pas-de-Calais) près d'Arras pour délocaliser la production à l'étranger, devra rembourser toutes les aides publiques perçues, a annoncé vendredi la préfecture.

Une enveloppe de 125.000 euros. "Michel Lalande, préfet de région des Hauts-de-France, préfet du Nord, a demandé le remboursement de la totalité des sommes perçues, 110.000 euros (sur 225.000 euros notifiés) au titre de la prime à l'aménagement du territoire et 15.000 euros sur le fonds pour les restructurations de la Défense", a détaillé la préfecture dans un communiqué. L'Etat devait verser 225.000 euros, par rapport aux engagements initiaux de l'entreprise en terme d'embauches et d'investissement. Au regard de ce qui a été réalisé, 110.000 euros avaient déjà été versés.

Délocalisation en Irlande du Nord et au Brésil. Le 18 septembre, le fabricant américain d'engins de chantier et de construction avait annoncé la fermeture du site de Monchy-le-Preux où travaillent 67 salariés, pour délocaliser la production en Irlande du Nord et au Brésil. Le groupe, qui prévoit également la fermeture de son site de Dyersburg (Etats-Unis, 85 salariés), assure que cette décision lui permettra de gagner en compétitivité.

Un chiffre d'affaires en hausse en 2017. Selon la préfecture, la production sur le site actuel devrait se poursuivre dans l'Arrageois jusqu'en février 2018. Caterpillar s'était installé près d'Arras en 1998, et avait "doublé sa superficie en 2014, grâce notamment aux fonds publics", selon la CGT. L'entreprise a particulièrement souffert ces dernières années du ralentissement de l'activité notamment dans le secteur minier. Il a toutefois révisé en juillet à la hausse ses prévisions pour l'ensemble de 2017 et compte sur un chiffre d'affaires de 42 à 44 milliards de dollars, contre 38,5 milliards de dollars en 2016, mais 47 milliards en 2015.