L'euro "n'a jamais été aussi menacé", estime Bruno Le Maire

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Bruno Le Maire a estimé mardi que l'euro "n'a jamais été aussi menacé".
Bruno Le Maire a estimé mardi que l'euro "n'a jamais été aussi menacé". © AFP
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Bruno Le Maire a estimé mardi que l'euro "n'a jamais été aussi menacé" à cause du risque de crise économique lié aux guerres commerciales et de dirigeants européens qui souhaitent la fin de la monnaie unique.

Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a estimé mardi que l'euro "n'a jamais été aussi menacé" à cause du risque de crise économique lié aux guerres commerciales et de dirigeants européens qui souhaitent la fin de la monnaie unique.

"Il y a ceux qui considèrent comme moi que l'euro est désormais menacé. Il n'a jamais été aussi menacé", a déclaré Bruno Le Maire lors d'une rencontre avec des journalistes de la presse diplomatique, mentionnant aussi "le risque de surévaluation des actifs et de retour d'une crise financière".

Le vice-président du Conseil italien et chef de la Ligue Matteo "Salvini est soutenu par Marine Le Pen, par d'autres conservateurs radicaux en Europe et donc eux font un choix qui a le mérite de la clarté, qui est celui de la disparition de l'euro et le retour à des monnaies nationales", a précisé le ministre français à quelques jours d'élections qui pourraient se traduire par une poussée des nationalistes d'extrême-droite au Parlement européen, selon les sondages.

"Un risque de surévaluation des actifs"

La monnaie unique est aussi en péril à cause d'un "risque de crise économique que l'on voit poindre avec les guerres commerciales entre la Chine et les États-Unis", selon Bruno Le Maire. Le conflit commercial sino-américain est entré dans une nouvelle phase la semaine dernière avec l'interdiction de livraisons technologiques au deuxième fabricant mondial de téléphones portables, le chinois Huawei.

Enfin, la pérennité de l'euro, qui fête cette année ses 20 ans d'existence, est aussi mise en danger par "le risque de surévaluation des actifs et de retour d'une crise financière", alors que la zone euro souffre d'une croissance faible comparée aux États-Unis après être sortie de la crise financière mondiale qui l'a ébranlée à partir de 2008.