Les dirigeants d'entreprises cotées ou partiellement publiques devront payer leurs impôts en France

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Le ministre des Comptes publics assure que la réforme du prélèvement à la source a été préparée "avec beaucoup de méticulosité". © ERIC FEFERBERG / AFP
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Le président de la République avait assuré début décembre que les entreprises faisant des profits en France n'échapperait pas à l'impôt.

Les dirigeants d'entreprises cotées ou dont l'Etat est actionnaire devront "impérativement" payer leurs impôts en France, a indiqué le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin dans une interview au Journal du dimanche. "Comme l'a dit le président de la République, les dirigeants d'entreprises cotées ou dont l'Etat est actionnaire doivent impérativement être résidents fiscaux français", a déclaré Gérald Darmanin au JDD.

"Un certain civisme fiscal". "Nous sommes en train de nous en assurer et nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires si tel n'était pas le cas", a-t-il ajouté, estimant que "la suppression de l'ISF, qui était un impôt absurde, doit aller de pair avec un certain civisme fiscal". Dans sa réponse au mouvement des "gilets jaunes", le président Emmanuel Macron avait dit le 10 décembre que "le dirigeant d'une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises qui y font des profits doivent y payer l'impôt".

Les fraudes potentielles scrutées de près. Concernant le prélèvement de l'impôt à la source, qui doit commencer à être appliqué mardi 1er janvier, le ministre ne craint pas particulièrement de fraudes. "Ce gouvernement fait confiance aux entreprises (qui devront collecter l'impôt, ndlr). Et si dans tout système, il peut y avoir des fraudes, l'administration sera vigilante, mais notre rôle est d'accompagner l'entreprise", a-t-il relevé. "Qu'il soit en tout cas certain que si, pour une raison ou une autre, l'impôt n'est pas acquitté normalement, ce sera sans aucune conséquence pour le particulier", a rassuré Gérald Darmanin.

Un test "sans bug". "Nous avons beaucoup travaillé avec les entreprises", a-t-il d'ailleurs remarqué. "Le prélèvement à la source, ce n'est rien d'extraordinaire, juste une ligne de plus sur le bulletin de paie comme les cotisations sociales - et les entreprises collectent déjà la CSG ou la TVA."  Le ministre des Comptes publics a assuré au JDD avoir "préparé cette réforme avec beaucoup de méticulosité". "L'application du taux de prélèvement à la source a été testée sur 8 millions de bulletins de salaire, sans bug", s'est-il félicité.