Les 100 premiers contributeurs à l'impôt de solidarité sur la fortune payent actuellement 126 millions d'euros, a affirmé vendredi le ministre des Finances Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale, alors que la gauche réclame l'impact chiffré de la réforme de l'exécutif .
6,3 millions économisés sur le quinquennat. Le ministre, qui avait "déjà indiqué que les 1.000 premiers contributeurs payent 400 millions d'euros d'ISF", a déclaré que "les 100 premiers contributeurs à l'ISF payent 126 millions d'euros". "Les chiffres tombent au compte-goutte. 100 plus gros contribuables à l'ISF vont économiser 1,260 million/an soit 6,3 millions (sur le) quinquennat", a alors tweeté la députée PS Christine Pirès-Beaune. Leur patrimoine immobilier pourra cependant être soumis au nouvel impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui remplace l'ISF.
Les chiffres tombent au compte-goutte. 100 plus gros contribuables à l'ISF vont économiser 1,260 million/an soir 6,3 millions quinquennat !
— Ch. Pirès Beaune (@cpiresbeaune) 20 octobre 2017
"Libérer plus de 3 milliards d'euros." Par ailleurs, "les 100 premiers patrimoines payent 73 millions d'euros d'ISF", a ajouté Bruno Le Maire, y voyant la preuve que "l'ISF est non seulement inefficace mais injuste, parce que les plus gros patrimoines ne payent pas l'ISF et arrivent, par l'optimisation fiscale à y échapper". "Nous allons supprimer l'ISF" pour "libérer plus de 3 milliards d'euros qui, nous le pensons, iront vers l'économie productive", a poursuivi le ministre (LREM, ex-LR), vantant le "nouveau monde fiscal".
La réforme prévoit de transformer l'ISF en IFI, de façon à exempter de taxes les valeurs mobilières et les placements (actions, assurance-vie...). S'il a promis de "faire la transparence" sur l'impact de la mesure "de manière responsable, en regardant ce qui est légal ou pas" au regard du secret fiscal, M. Le Maire a jugé n'avoir "aucune leçon à recevoir d'héritiers d'une majorité qui oblige l'Etat à rembourser 10 milliards", après l'annulation par le Conseil constitutionnel de la taxe sur les dividences instaurée sous le quinquennat Hollande.