"Gilets jaunes" : 2 milliards d'euros de pertes non récupérables d'ici à Noël pour les commerçants

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Les méventes dues au mouvement des "gilets jaunes" ont coûté deux milliards d'euros au secteur du commerce, selon le CNCC.
Les méventes dues au mouvement des "gilets jaunes" ont coûté deux milliards d'euros au secteur du commerce, selon le CNCC. © Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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La crise des "gilets jaunes" a coûté deux milliards d'euros au secteur du commerce. Le Conseil national des centres commerciaux demande au gouvernement de prendre des mesures d'urgence. 

Cinq week-ends de méventes dues au mouvement des "gilets jaunes" ont coûté deux milliards d'euros au secteur du commerce, qui n'espère plus récupérer d'ici à Noël cette perte de chiffre d'affaires, indique lundi le Conseil national des centres commerciaux (CNCC). 

La fréquentation des centres commerciaux encore en baisse. "La fréquentation des centres commerciaux a encore baissé de plus de 10% samedi dernier par rapport au même jour de l'année dernière, selon l'indice CNCC/Quantaflow", précise-t-il dans un communiqué. Cet indice se base sur un comptage automatique réalisé dans 280 centres commerciaux, sur les 800 que compte le pays. 

Le "cinquième week-end de contre-performance". "Il s'agit du cinquième week-end de contre-performance depuis le début de la crise des 'gilets jaunes' (qui) a donc fortement impacté l'activité des centres commerciaux", poursuit le CNCC. "Les quelques jours qui restent avant Noël ne permettront pas de récupérer la perte de chiffre d'affaires qu'on peut estimer à 2 milliards d'euros", estime son délégué général, Gontran Thüring.

Le CNCC demande au gouvernement des mesures d'urgence. Faisant valoir que la filière "représente 5% du PIB et plus de 525.000 emplois non délocalisables", le CNCC demande au gouvernement de prendre "en urgence" trois mesures. Il souhaite voir permis "le libre accès aux sites commerciaux, en particulier périphériques", que soient "accélérées les procédures d'autorisation des ouvertures dominicales supplémentaires" et que soit instauré "un juste équilibre de la pression fiscale sur toutes les formes de commerce", avec un relèvement de la taxation des plateformes de commerce en ligne de type Amazon.