Fiat-Renault : le patron de Michelin se dit "favorable à l’émergence de champions européens"

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Florent Menegaux est à la tête de Michelin depuis la mi-mai.
Florent Menegaux est à la tête de Michelin depuis la mi-mai. © Thierry Zoccolan / AFP
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Les groupes Fiat et Renault ont rompu les négociations en vue d’une fusion. Mais Florent Menegaux, le nouveau président de Michelin, invité d'Europe 1, se prononce en faveur du rapprochement de groupes européens.
INTERVIEW

Le mariage entre Fiat et Renault est au point mort. Après plusieurs jours de pourparlers, les deux groupes automobiles ont annoncé jeudi la rupture des négociations en vue d’une éventuelle fusion. "Tout ce qui peut concourir à faire émerger un champion européen est une bonne chose", a commenté pour sa part Florent Menegaux, le nouveau président de Michelin, interrogé jeudi soir sur Europe 1.

"Maintenant, l’opération Fiat avec Renault connaît une suspension. Je suis toujours très prudent, car dans la vie des affaires ces opérations prennent toujours du temps. On passe toujours par des phases hautes ou basses, rien n’est définitif", a tempéré Florent Menegaux. La fusion entre Renault et Fiat aurait créé un groupe de plus de 30 milliards d'euros de valorisation boursière, produisant 8,7 millions de véhicules par an. L'ensemble aurait représenté près de 16 millions de voitures par an, loin devant Volkswagen et Toyota (environ 10,6 millions chacun).

"Michelin aura toujours des activités en France"

Florent Menegaux, 57 ans, a succédé à la mi-mai à Jean-Dominique Senard, parti remplacer Carlos Ghosn à la tête de Renault. "Ma feuille de route est de faire exprimer tous les talents et tous les savoir-faire de Michelin, qui sont gigantesques dans le pneumatique mais qui vont bien au-delà. On va retrouver Michelin dans des tas d’autres domaines, dans les services et les solutions, mais aussi dans les matériaux. Un pneu c’est environ 200 matériaux qui cohabitent en permanence", a détaillé le nouveau président du groupe de pneumatiques.

Florent Menagaux a également assuré que Michelin conservera une importante activité en France. "Le Michelin d’aujourd’hui en France sera sans doute très différent dans 10 ans. Mais Michelin aura toujours des activités en France. Le siège de Clermont-Ferrand est très important, nous avons investi dans un nouveau centre de recherches. Ces choses-là ne changeront pas dans leurs structures", a-t-il déclaré. Michelin, numéro deux mondial du secteur, emploie plus de 120.000 personnes dans le monde et a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 22 milliards d'euros.