Malgré une concurrence internationale accrue, le Made in France conserve une forte attractivité dans les secteurs de la cosmétique et de la parfumerie. Qualité, savoir-faire et confiance des consommateurs expliquent cet engouement, y compris auprès des marques étrangères. Christophe Sallès, fondateur du groupe Vabel, revient sur les atouts de la production française et sa stratégie de développement de marques.
Le Made in France est-il toujours aussi vendeur dans la cosmétique et la parfumerie ? Dans ces secteurs, le savoir-faire français reste un véritable "gage de qualité". Mais qu’est-ce qui explique l’attractivité des produits fabriqués en France ? Pour répondre à cette question, Christophe Sallès, président et fondateur du groupe Vabel, était l’invité de l’émission La France bouge, diffusée ce jeudi sur Europe 1.
À la tête de cinq usines implantées en France et spécialisées dans la fabrication de produits cosmétiques et de parfumerie, le dirigeant défend les atouts de la production française.
Pour lui, le "Made in Paris" et le "Made in France" bénéficient d’une reconnaissance internationale. Il estime notamment que les grandes marques contribuent au "rayonnement de l’ensemble de la filière cosmétique française".
Au micro d’Élisabeth Assayag, Christophe Sallès précise que son groupe compte parmi ses clients des entreprises américaines et chinoises qui souhaitent faire fabriquer leurs produits en France pour leurs propres marques.
Le Made in France, un gage de qualité et de confiance
Comment expliquer cet attrait pour la fabrication française ? Selon le fondateur de Vabel, la réponse tient avant tout à la qualité des produits et à la confiance qu’ils inspirent aux consommateurs.
"C’est un gage de qualité très fort", affirme-t-il. Il souligne également le rôle des grandes marques dans la réputation de la cosmétique française, ainsi que celui de la réglementation européenne, qui constitue un facteur de réassurance pour les consommateurs.
"Les normes européennes aujourd'hui, qui n'existent pas forcément dans d'autres pays, sont très rassurantes pour le consommateur", clame-t-il. Ces exigences réglementaires contribuent ainsi à renforcer l’image de fiabilité associée aux produits cosmétiques fabriqués en France.
Corine de Farme, une marque à développer
Au-delà de son activité industrielle, le groupe Vabel a également racheté Corine de Farme, une entreprise familiale fondée en 1969. Cette acquisition, réalisée il y a trois ans, avait pour objectif de développer la marque plutôt que de sauver une entreprise en difficulté. "Corine de Farme allait très bien, on l’a juste boostée et mise en avant", explique Christophe Sallès.
Le dirigeant tient ainsi à préciser son approche : il ne cherche pas nécessairement à reprendre des marques en difficulté, mais plutôt à accompagner leur croissance et à renforcer leur visibilité. "Je suis un développeur de marques plutôt", résume-t-il.
À travers ses activités industrielles et le développement de ses marques, Vabel mise donc sur les atouts du savoir-faire français pour répondre à une demande qui dépasse les frontières nationales.