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Une étude démontre le lien entre cosmétiques et présence de perturbateurs endocriniens dans le corps

Utiliser moins de cosmétiques permet de réduire la présence des perturbateurs endocriniens dans le corps [Elsana Adzemovic / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Utiliser moins de cosmétiques entraîne une baisse massive et rapide de la concentration de certains polluants chimiques et perturbateurs endocriniens dans le corps, selon une étude de l'Inserm publiée le 22 avril. 

Une nouvelle avancée. Dans une étude pour l'Inserm, des chercheurs de l'Université de Grenoble et du CNRS ont démontré qu'une moindre utilisation de produits de soins comme des savons et maquillage, permettait de réduire en quelques jours l'exposition à plusieurs substances chimiques.

Une diminution jusqu'à 60%

L'étude a été menée sur une centaine d'étudiantes : pendant 5 jours, les participantes ont réduit le nombre de produits cosmétiques utilisés au quotidien. De 12 produits, elles sont passées à 7. Elles ont aussi remplacé leurs savons, shampoings, dentifrices, crèmes et déodorants traditionnels par des produits sans parabène, sans phtalates, qui perturbent le système hormonal

Résultats : en à peine 5 jours, la quantité de perturbateurs endocriniens a drastiquement diminué. Claire Philippat, chercheuse à l'Inserm et à l'université de Grenoble, a mené cette étude. 

"Pour le bisphénol A et le méthylparabène, on est entre 20 et 40% de diminution", a-t-elle expliqué. "Et puis pour le métabolisme des écarts du glycol, on a eu une diminution encore plus importante, de 60%."

"Cela met en évidence un véritable levier individuel pour diminuer nos expositions personnelles à ces composés chimiques. Et c'est des composés qui ne sont pas stockés dans les graisses, ce qui explique pourquoi nous arrivons à une telle baisse en seulement cinq jours", a complété Claire Philippat.

Des résultats encourageants, qui montrent que limiter le nombre de produits dans la salle de bain et bien les choisir, permet de diminuer rapidement l'exposition aux polluants

Mais Claire Philippat assure que des mesures collectives sont nécessaires pour protéger la population, et notamment une règlementation plus stricte qui bannit définitivement les substances chimiques toxiques des produits cosmétiques.