Coronavirus : la crainte d'une défection des salariés dans les secteurs clés

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Entreprise France coronavirus 1:26
Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, demande aux chefs d’entreprises des secteurs importants à la vie quotidienne de maintenir leurs activités. © AFP
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Entre rester chez soi pour respecter les mesures de confinement et devoir se rendre sur leurs lieux de travail, les Français sont perdus dans les injonctions d'Emmanuel Macron. Si les entreprises sont appelées à maintenir leurs activités, notamment dans les secteurs essentiels, les dirigeants craignent les défections des salariés. 

Un conseil de défense se réunit ce vendredi. Emmanuel Macron estime que les Français prennent encore trop à la légère les mesures de confinement pour limiter la propagation du coronavirus. Il exhorte dans le même temps les salariés à continuer leurs activités, dans le respect des règles sanitaires. Des injonctions parfois contradictoires. Pour le gouvernement, une des priorités est de ne pas mettre la France à l’arrêt et de poursuivre une activité économique. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, demande d'ailleurs aux chefs d’entreprises des secteurs importants à la vie quotidienne de maintenir leurs activités.

Il faut réussir à produire, à transporter les marchandises nécessaires, reconnaît Bercy. Il faut que les secteurs vitaux tournent, comme les banques par exemple pour soutenir les entreprises et les particuliers.

Une charte de bonne conduite et des primes

Les remontées du terrain sont inquiétantes, de nombreux salariés ne veulent pas aller travailler. Une inquiétude partagée par certains dirigeants. "On laisse entendre qu’on ne peut pas aller à un enterrement et nous on doit dire à nos salariés de venir au travail", glisse un dirigeant d’une grosse entreprise Française qui a décidé de fermer ses usines.

Au sommet de l’Etat, on craint l’arrêt de la production. Des inquiétudes normales au début nuance le Medef. Patronat et syndicats travaillent à une charte de bonne conduite mais cela ne suffira peut-être pas. Il faudra surement accorder des primes à tous les salariés qui font l’effort exceptionnel de venir, estiment plusieurs dirigeants.

Europe 1
Par Emmanuel Duteil