Face à la nécessité d'assainir les comptes de l'Assurance-chômage, le patronat propose une des mesures chocs pour y parvenir. Durée d'indemnisation pour les ruptures conventionnelles, baisse du plafond d'indemnisation... Les pistes sont nombreuses et l'objectif affiché est d'économiser un milliard d'euros par an.
Le patronat dégaine une thérapie de choc pour assainir les comptes lourdement déficitaires du régime de l’Assurance chômage. Alors que le gouvernement a chargé les partenaires sociaux de s’entendre avant le 25 février pour économiser 400 millions d’euros, la cure de rigueur du Medef, de l’union des entreprises de proximité, ainsi que de la CPME permettrait à l’organisme d’économiser plus d'un milliard d’euros.
Pour y arriver, le patronat propose de limiter la prise en charge des salariés après une rupture conventionnelle. Car c'est le premier poste d’indemnisation pour l’Assurance chômage qui y consacre près de 10 milliards d’euros par an.
Ainsi les chômeurs seraient indemnisés pour une durée maximale de 20 mois après la rupture conventionnelle au lieu des 24 mois habituels. Autre piste pour réduire le déficit : revoir à la baisse le plafond d’indemnisations de 4.500 euros par mois, qui devient dégressif après 6 mois d'inactivité.
Le chômage des frontaliers dans le viseur
Le régime des intermittents du spectacle est aussi dans le viseur du patronat qui veut augmenter de 507 à 557 heures sur 12 mois le temps de travail nécessaire être indemnisé par l’Assurance chômage.
Enfin le patronat veut s’attaquer chômage des transfrontaliers. S’ils perdent leur emploi les résidents français qui travaillent et paient des cotisations en Suisse, au Luxembourg ou en Allemagne sont indemnisés par France Travail. Une anomalie qui creuse les comptes, puisque la facture s'élève à près de 850 millions d'euros l'an dernier.
Le patronat plaide donc pour une révision de cette directive européenne, tout comme il préconise un gel exceptionnel du montant des allocations chômage pour 2026