Ascoval : Vallourec rejette la demande du candidat repreneur Altifort

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Les employés d'Ascoval, jeudi dernier devant les quartiers généraux du groupe Vallorec, à Valenciennes.
Les employés d'Ascoval, jeudi dernier devant les quartiers généraux du groupe Vallorec, à Valenciennes. © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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Le soutien, chiffré à 51 millions d'euros, demandé par la société Altifort pour reprendre l'aciérie Ascoval dans le Nord serait "contraire à la préservation des intérêts du groupe", a déclaré ce dernier lundi.

Le groupe Vallourec, spécialiste des tubes sans soudure, a annoncé lundi qu'il "ne lui est pas possible" de répondre positivement à la demande de soutien de la société Altifort, candidate à la reprise de l'aciérie Ascoval à Saint-Saulve, dans le Nord, en redressement judiciaire.

Un soutien "contraire à la préservation des intérêts du groupe". À deux jours de la décision du tribunal de grande instance de Strasbourg, qui doit statuer mercredi sur l'avenir d'Ascoval, Vallourec affirme dans un communiqué que le soutien demandé, qu'il chiffre à 51 millions d'euros, serait "contraire à la préservation des intérêts du groupe". Vallourec indique avoir "communiqué aux administrateurs judiciaires en charge de la procédure qu'il ne lui est pas possible d'accéder à (la) demande" d'Altifort.

Selon le groupe, "les demandes d'Altifort contraindraient Vallourec à acheter à cette société son acier à des prix de plus de 30% supérieurs à ses autres sources d'approvisionnement, mettant en péril (ses) activités françaises et européennes". "Il en va de même pour les subventions d'investissement demandées par Altifort", poursuit-il.

"Les besoins de financement du projet ont été largement sous-évalués". Selon Vallourec, l'examen du plan de reprise "montre que les besoins de financement du projet ont été largement sous-évalués" et "ne sont financés que pour une part minime par Altifort". "Le reste du financement nécessaire (...) devrait venir d'hypothétiques prêteurs et investisseurs", ajoute le groupe. Vallourec se dit "pleinement conscient du désarroi des salariés d'Ascoval face au risque d'arrêt de l'usine" et indique que dans cette hypothèse, il "se mobiliserait à nouveau pour favoriser leur reclassement" en fonction des possibilités de ses activités dans les Hauts-de-France, et "en lien les autorités compétentes".