APL : "aucune baisse supplémentaire" en 2018, assure le gouvernement

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Julien Denormandie (à droite) annonce qu'il n'y aura pas de baisse générale des APL en 2018.
Julien Denormandie (à droite) annonce qu'il n'y aura pas de baisse générale des APL en 2018. © ERIC PIERMONT / AFP
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Le secrétaire d'État à la Cohésion des territoires Julien Denormandie a annoncé jeudi qu'il n'y aurait aucune baisse supplémentaire des APL en 2018.

Le gouvernement tente de sortir de la polémique créée par l'annonce de la baisse de cinq euros des APL à partir d'octobre. Jeudi, le secrétaire d'État à la Cohésion des territoires Julien Denormandie a annoncé qu'il n'y aurait pas de baisse supplémentaire des aides publiques au logement (APL) dans leur ensemble en 2018. "2017, ça diminue de cinq euros. 2018, il n'y aura pas de nouvelle baisse" générale, a-t-il affirmé sur sur BFM TV.

Vaste réforme du logement. Annoncée au début de l'été, la baisse de cinq euros par mois des APL, qui doit entrer en vigueur en octobre, a essuyé des critiques de différents bords politiques. L'exécutif renvoie la balle au précédent gouvernement, ce que contestent les responsables de l'époque, et préfère mettre l'accent sur une vaste réforme du logement, détaillée mercredi. Celle-ci ne concerne pas les APL dans leur ensemble.

"Les APL, pas un problème". Mais elle prévoit en revanche de les abaisser nettement pour les seuls occupants de logements sociaux afin d'encourager les bailleurs sociaux à baisser leurs loyers. "C'est un schéma où il n'y a pas de perdant", a promis jeudi Julien Denormandie. "On dit aux bailleurs sociaux: 'Puisque nous vous finançons, nous allons améliorer vos conditions de financement', (mais) "'cet argent, on vous demande de le répercuter en baisses de loyers'". "Les APL, ce n'est pas un problème", a-t-il insisté. "Le problème fondamental, ce sont les niveaux des loyers."

La trésorerie des bailleurs sociaux, "chiffre exagéré" ? Parallèlement, Julien Denormandie a plutôt pris le parti des bailleurs HLM au sujet de chiffres publiés cette semaine par la Cour des comptes, qui regrette le montant élevé des réserves d'argent au sein du système : elle estime que les fonds propres dépassent les emprunts de quelque 30 milliards d'euros. "Je pense que le chiffre est exagéré", a déclaré le secrétaire d'Etat.