"Si ça saigne" de Stephen King : quatre nouvelles, quatre occasions de frémir

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La traduction française de "Si ça saigne" arrive mercredi en librairie. 1:15
La traduction française de "Si ça saigne" arrive mercredi en librairie. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Un enfant qui reçoit un étrange texto, la vie d'un homme racontée par la fin, un journaliste dérangeant et un écrivain en mal d'inspiration... Stephen King, le très prolifique maître de l'horreur, publie "Si ça saigne" en partenariat avec Europe 1, un recueil de quatre nouvelles dont les droits ont déjà été achetés en vue d'adaptations.

Si ça saigne, le dernier opus de Stephen King, l'auteur américain aux 400 millions de livres vendus dans le monde, sort mercredi en France en partenariat avec Europe 1, presqu'un an après sa sortie outre-Atlantique. Et les fans vont avoir de quoi frémir, puisque Si ça saigne n'est pas un roman, mais un recueil de quatre grosses nouvelles, toutes plus angoissantes les unes que les autres. De son propre aveu, Stephen King est un graphomane. Il écrit jusqu'à épuisement car, dit-il, il a trop d'histoires à raconter. 

La première nouvelle du recueil raconte l'histoire d'un vieil homme enterré avec son téléphone portable. Un jour, Craig, un jeune garçon qui s'était lié d'amitié avec lui, essaye d'appeler et il reçoit un texto en réponse. Le deuxième texte est un modèle de virtuosité littéraire : la vie d'un homme est racontée à l'envers.

Un écrivain et un rat

La troisième histoire donne son nom au recueil. "Si ça saigne, l'info se vend" : c'est le mantra de certains journalistes, toujours au bon endroit, au bon moment pour couvrir une catastrophe. Un jour, Holly Gibney, une détective, a une intuition en regardant la télé : quelque chose cloche avec le journaliste de terrain. Enfin, la dernière nouvelle raconte l'improbable pacte entre un écrivain en manque d'inspiration et... un rat. 

Tout fonctionne à la perfection. D'ailleurs, les droits des quatre nouvelles ont déjà été achetés pour des adaptations. C'est du pur Stephen King, même si, comme il l'écrit dans sa postface, ces histoires lui échappent : elles vont où elles veulent.

Europe 1
Par Nicolas Carreau