Roselyne Bachelot dans les Monologues du Vagin : "Un geste politique qui veut transcender les clivages"

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Avec Marlène Schiappa et Myriam El Khomri, l'ancienne ministre interprétera mercredi soir à Bobino la pièce "Les monologues du vagin", à la veille de la journée des femmes.

INTERVIEW

Ancienne ministre devenue animatrice de télévision, Roselyne Bachelot se fait actrice d'un soir, mercredi, pour jouer Les Monologues du vagin, aux côtés de deux autres femmes, ministre ou ancienne ministre : Marlène Schiappa et Myriam El Khomri. Elle rejoint la longue et prestigieuse liste de ces actrices non professionnelles qui ont fait de la pièce un manifeste : "Oui les femmes ont un sexe et puisqu'elles ont ce sexe, elles sont victimes de discriminations et même de violences". C'est pour s'insurger contre cet état de fait que l'ex-ministre monte sur les planches à la veille de la journée des femmes. Elle était l'invitée de Patrick Cohen dans la matinale d'Europe 1, mercredi.

Arrivée en politique dans une Assemblée avec 6% de femmes. Le texte d'Eve Ensler s'attaque aux violences faites aux femmes en France mais aussi dans le monde. Roselyne Bachelot rappelle notamment le chiffre hallucinant de "200 millions de fillettes excisées dans le monde". Ce passage au théâtre "est un geste politique qui veut transcender les clivages. Nous sommes trois femmes, ministre ou anciennes ministres de sensibilités différentes. C'est quelque chose de très fort. (...) Je me suis toujours senti des points communs avec des femmes qui faisaient de la politique. D'autant que je suis rentrée en politique dans un parlement où il y avait moins de 6% de femmes. Donc la violence de la sous-représentation et des propose sexistes était là", raconte Roselyne Bachelot. Et l'ex-ministre en veut pour preuve la première phrase qu'elle a entendue en montant à la tribune de l'Assemblée nationale : "Tiens, voilà le concert des vagins !", lui a-t-on lancé. "Vous pensez si ce texte a du sens pour moi", souligne la ministre.

Entendu sur europe1 :
La première phrase que j'ai entendue en montant à la tribune de l'Assemblée nationale : 'Tiens, voilà le concert des vagins !'

Lors de cette soirée  unique, le mot vagin sera quant à lui prononcé quelque 123 fois en une heure, mais par des femmes et pour la bonne cause. "Il faut le dire. Même les femmes n'osent pas parler de leur vagin alors que c'est une chose magnifique", conclut Roselyne Bachelot.