Richard Anconina : "Dans les moments de désert, on mûrit"

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A.D
A l'affiche du second volet de "Stars 80", le comédien s'est confié sans détour sur sa carrière, faite de périodes plus ou moins fastes.
INTERVIEW

Avant La Vérité si Je mens (volumes 1, 2 et 3), le grand public l’avait découvert dans Tchao Pantin. L’acteur Richard Anconina était l’invité de Philippe Vandel dans l’émission Ceci dit alors qu’il est à l’affiche du film Stars 80, la suite qui sort en salles mercredi.

1,8 million d'entrées pour le premier opus. Le premier film en 2012 avait été un succès, avec plus de 1,8 million d’entrées vendues. Le second volet raconte comment, après une tournée triomphale, les stars des années 80 partent en vacances au ski. Sauf qu’au moment de sortir la carte de crédit, les producteurs, dont le personnage d’Anconina, se rendent comptent que le comptable est parti avec la caisse.

Entendu sur europe1 :
Je n’ai pas beaucoup beaucoup de propositions. Sur une durée de carrière, on n’est pas tout le temps à la mode.

"En 1992, ça s'est ralenti". Cette suite amène fatalement à se demander si La Vérité si je mens 4 verra le jour. "Ce n’est pas d’actualité encore. Je n’ai aucune info mais ce n’est pas impossible", glisse le comédien, en ajoutant comme condition au retour d'Eddie et ses copains d'être séduit par le scénario. Le comédien explique ne pas accepter un film pour tourner coûte que coûte et avoir ainsi vécu quelques traversées du désert. "Je n’ai pas beaucoup beaucoup de propositions", confie-t-il. "Sur une durée de carrière, on n’est pas tout le temps à la mode. Moi, j’ai commencé en 1978. En 1992, ça s’est ralenti. Après, j’ai attendu Les Vérités et c’est reparti. Dans ces moments-là, de désert, on mûrit. J’ai passé les 60 ans, on n’est pas la même chose au fil du temps."

"Je tourne pour la passion". Et l'acteur d'ajouter : "Je ne peux pas faire les jeunes hommes. Il faut trouver des rôles qui correspondent à ce que vous êtes. Mais je tourne pour le plaisir, pour la passion, mais en même temps, je peux comprendre ceux qui font des films pour l’avoine-foin ", dit-il en référence à Jean Rochefort qui avait confié accepter de mauvais films pour payer à manger... à ses chevaux.