"L'histoire sans fin", "Terminator" et "Die Hard" : les films de la vie de Thomas Ngijol

  • A
  • A
Thomas Ngijol était l'invité de CLAP! samedi.
Thomas Ngijol était l'invité de CLAP! samedi. © Europe 1
Partagez sur :
Dans l’émission cinéma d’Europe 1, un invité se prête chaque semaine à un questionnaire sur les films de sa vie. Samedi, l’humoriste, acteur et réalisateur Thomas Ngijol s’est prêté au jeu. Avec notamment "L'histoire sans fin", "Die Hard : Piège de cristal" et "Le Flic de Beverly Hills".
INTERVIEW

Tous les samedis pendant une heure dans CLAP !, le spécialiste cinéma d'Europe 1, Mathieu Charrier, fait le tour de l'actualité du septième art. Chaque semaine, un invité se soumet à un questionnaire personnel sur les films de sa vie. Samedi, c’est l’acteur et humoriste Thomas Ngijol qui s’est confié. Le réalisateur de Fastlife et Black Snake a notamment cité Terminator et L'histoire sans fin.

Votre premier souvenir de cinéma ?

"L'histoire sans fin. C'est la première fois où je suis allé au cinéma. C'était avec une amie de ma mère, une femme d'une exceptionnelle gentillesse. Elle m'avait pris avec mon grand frère, et on a été au cinéma. Je crois que c'était à Créteil, mais j'ai un doute. C'est un premier souvenir magnifique, par rapport à la personne qui m'a amenée, au film et aux sensations de cinéma.

Votre meilleur souvenir en salle ?

C'est encore lié à ma jeunesse car, quelque part, c'est ce qui nous définit. Le film, c'est Terminator 2. C'était une époque où je n'allais pas au cinéma comme je l'ai fait à l'âge adulte. Je consommais toutes sortes de films. C'était les années 90, c'était le film du moment et j'avais été le voir le premier samedi. Dans la salle, il y avait une ambiance électrique. Je me rappelle que les gens criaient avant le film, et même quand ça a commencé.

Je n'ai jamais revécu ça après. C'était peut-être lié une époque, c'était le début du morphing avec le personnage du Terminator liquide. Il y avait vraiment un frisson dans la salle. J'ai vécu d'autres super moments d'émotion avec d'autres genres de films mais celui-là était particulier. Quand tu es petit, c'est chouette de vivre ça. Quand tu sors de la salle, tu rebondis, tu sautilles encore un petit peu.

Votre pire souvenir en salles ?

Ça doit être un film d'Eddie Murphy, dans sa période où il faisait n'importe quoi. J'étais déçu et triste. J'étais sorti de la salle en me disant 'Bon, c'est pas grave. La prochaine fois, peut-être'. Mais c'était une déception. J'ai eu cette sensation sur le dernier James Bond aussi, Spectre. Quand tu passes après Skyfall, tu es obligé de te casser les dents. Je n'avais pas anticipé ça. Quand j'ai vu Spectre, c'était la catastrophe.

Le film que vous auriez aimé voir au cinéma ?

Die Hard : Piège de cristal, parce que je l'ai découvert sans savoir du tout. C'était une VHS qui traînait chez moi, laissée un samedi par mes grands frères. Je n'avais pas foot, pas de copains à aller voir. J'étais tout jeune. A l'époque, on avait des magnétoscopes et je me dis 'allez, mets ce truc-là'. Je vois l'acteur qui joue dans la série Clair de lune (Bruce Willis). Je n'en avais jamais entendu parler. C'est la première fois qu'il y a un anti-héros, un mec qui s'en prend plein la gueule pendant 90 minutes. C'était magique. Après l'avoir vu, je me suis demandé comment j'avais fait pour passer à côté de ce truc. Si j'avais eu le bonheur de voir ce film en salles, ça aurait été magique.

Le film que vous aimez et vous avez honte de l'avouer ?

Aucun. On fait ça quand on commence dans le métier et qu'on n'ose pas dire des choses. On se dit que si Télérama nous entend, c'est important de citer des films d'auteur. Mais même Les Charlots, j'assume. C'est vraiment pourri, mais un peu fatigué, à 1 heure du matin, je peux regarder. La culture est trop belle et trop large pour dire qu'on a honte.

Est-ce qu'il y a un chef d'œuvre que vous détestez ?

J'ai eu beaucoup de mal avec Scarface, pour certaines raisons dues à ma culture et à mon environnement social. Je l'ai vu très tard, mais comme on en parlait tellement, ça me soulait. Comme je voyais des espèces de sous Tony Montana, avec des comportements un peu proches de ce mec-là, ça m'énervait. Je m'étais dit que je ne regarderais jamais ce film de ma vie. Mais quand je l'ai vu, je me suis dit que c'était quand même bien.

La bande originale qui a le plus marqué votre vie ?

Clairement celle du Flic de Beverly Hills. Ça a fait partie de mes premiers achats quand j'ai gagné ma vie. J'étais à La Fnac, j'ai vu le CD, je l'ai pris directement. 

C'est les années 80, les productions de cette époque-là sont ultra-chaleureuses. Mais je ne les écoute pas souvent. A Noël, j'ai mis des morceaux pour mes enfants sur YouTube, ils étaient à fond parce qu'il y a un truc ultra-entraînant."