Quand les parents d'Arnaud Demanche ont été convoqués parce qu'il voulait devenir humoriste

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Arnaud Demanche a su très tôt quel métier il voulait faire © Europe 1
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L'humoriste Arnaud Demanche joue vendredi soir en streaming son spectacle "Apollo world live". Invité à cette occasion de "Ça fait du bien" jeudi, il revient sur une étonnante expérience que lui et ses parents ont vécu, alors qu'il était encore élève dans un lycée plutôt strict, et bien décidé à devenir humoriste.
INTERVIEW

Il l'a su très très tôt. Arnaud Demanche savait dès son adolescence qu'il voulait devenir humoriste. Il l'inscrivait même dans les fiches de renseignements que lui faisaient remplir ses professeurs de lycée, à la case "futur métier souhaité". Mais ce désir d'orientation professionnelle détonnait dans son lycée privé de Versailles, comme il s'en amuse jeudi au micro d'Anne Roumanoff dans Ça fait du bien. "Cela ne m'a pas valu que des amitiés", confirme avec sourire l'humoriste.

L'élève Arnaud Demanche était inscrit au lycée St-Jean-de-Béthune, à Versailles. "C'était un lycée privé catholique, avec des garçons scientifiques", se souvient Arnaud Demanche. "Et moi, je me pointe en section littéraire et je dis que je veux être comique, au milieu de tous ceux qui voulaient être médecin ou réanimateur, ou qui voulaient être des sortes d'Emmanuel Macron."

"Mes parents se sont faits gronder par mes profs"

Le futur humoriste contraste donc dans ce décor, au point que sa mère est convoquée. "Qu'est-ce que votre fils va faire à raconter des blagues sur une scène ? Il faut le redresser, il faut l'élever autrement, madame", lui conseille alors la direction de l'établissement. "Mes parents se sont faits gronder par mes profs", s'amuse aujourd'hui Arnaud Demanche.

Mais l'humoriste ne garde pas pour autant de rancune envers le milieu dans lequel il a grandi. "C'est marrant de voir que, sous prétexte qu'ils viennent d'un milieu conservateur, certains pensent qu'ils sont méchants. Mais pas du tout", observe-t-il. "C'est vraiment l'enjeu d'une démocratie : discuter entre gens qui ne sont pas d'accord. Une démocratie, c'est un consensus, ce n'est pas la dictature de la majorité."

Europe 1
Par Alexis Patri