Après la polémique sur sa présence au Bataclan, les concerts de Médine reportés dans une "autre salle"

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Le rappeur havrais a indiqué sur Twitter qu'une nouvelle date était prévue le 9 février au Zénith de Paris. © Photo Flickr @SeumShine
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Initialement programmés les 19 et 20 octobre, les deux concerts du rappeur havrais n'auront pas lieu au Bataclan. L'artiste a indiqué qu'une nouvelle date était prévue le 9 février au Zénith de Paris. 

Les concerts du rappeur Médine, accusé, à droite notamment, de complaisance envers l'islamisme, vont être reportés "dans une autre salle parisienne", a annoncé vendredi dans un communiqué la salle de concerts touchée en novembre 2015 par une attaque terroriste meurtrière.

"Par respect des victimes des attentats du 13 novembre 2015 et de leurs familles, (...) Médine et Le Bataclan ont décidé, dans une volonté d'apaisement, que les concerts initialement prévus au Bataclan, les 19 et 20 octobre 2018, soient reportés dans une autre salle Parisienne", a indiqué le Bataclan dans un communiqué.

Une autre date prévue le 9 février prochain. "Certains groupes d'extrême-droite ont prévu d'organiser des manifestations dont le but est de diviser, n'hésitant pas à manipuler et à raviver la douleur des familles des victimes. Par respect pour ces mêmes familles et pour garantir la sécurité de mon public, les concerts ne sont pas maintenus", a expliqué sur Twitter le rappeur havrais. "Afin de pouvoir continuer à m'exprimer, je vous donne rendez-vous au Zénith de Paris le 9 février 2019". 

"Tout ce que je voulais faire c'était le Bataclan", écrit-il à ses fans, en référence à l'un de ses morceaux sorti en mars dernier. 

 

Accusé d'être proche des thèses djihadistes. La programmation de Médine au Bataclan avait été dénoncée par des responsables politiques de droite et d'extrême droite. Ils mettaient en cause certaines de ses anciennes chansons comme Don't Laïk ou Jihad, qu'ils considèrent comme allant dans le sens des thèses djihadistes islamistes. Des mouvements d'extrême droite appelaient récemment sur les réseaux sociaux à organiser des manifestations devant le Bataclan.

Récupération et instrumentalisation. Une association de victimes des attentats du 13 novembre 2015, "13onze15 Fraternité Vérité", avait jugé que le Bataclan commettait "une faute" en programmant Médine. En revanche, Life for Paris, l'une des principales associations de victimes, avait jugé le Bataclan "complètement libre de sa programmation", se refusant d'instrumentaliser "la mémoire des victimes des attentats à des fins politiciennes, comme c'est le cas dans cette affaire". Les billets pour les deux dates du Bataclan seront remboursés.