Le break dance aux JO 2024 : "C'est une grande reconnaissance", estime Sidney, pionnier de la discipline

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :
Bien qu'il considère le break dance davantage comme un art que comme un sport, le "papa" de la discipline se réjouit de son arrivée aux JO. Et assure que ce sera arbitrable.
INTERVIEW

Le break dance sera discipline olympique aux JO de Paris-2024. Le pionnier de cette danse et ancien présentateur de l'émission H.I.P. H.O.P. sur TF1, Sidney, était pour l'occasion l'invité de Philippe Vandel dans Le Grand journal du soir. Il a réagi à cette nouvelle sur Europe 1.

"C'est mon bébé". JoeyStarr ou Passi ont commencé dans son émission, Madonna y a été vue pour la première fois en France. Pour cette génération du milieu des années 80, l'émission est aussi culte que son animateur. Et Sidney est ravi que la discipline qu'il a mis en lumière s'installe aux Jeux olympiques. "J'ai accueilli ça avec beaucoup de fierté. J'étais très content. C'est une grande reconnaissance pour la culture." Voilà pour le côté positif car il y a un 'mais'. "On a peur du côté négatif, parce que c'est mon bébé avec tous les danseurs qui pratiquent cette culture. On a toujours peur que ce soit récupéré par des gens qui ne connaissent pas, qui ne sont pas nés dans cette culture et vont la faire évoluer. Je vois déjà des messages Facebook de bons potes. Je leur dit 'n'ayez pas peur'. Il faut être très ouvert", considère le danseur.

Art ou un Sport ? Un autre point du débat est de savoir si cette danse est bel et bien un sport ou un art. Sidney la classe d'ailleurs davantage dans la deuxième catégorie. "C'est un art à part entière. Le break dance fait partie de toute cette culture hip hop. Déjà, la danse est un art." Dès lors, difficile de noter et de classer deux concurrents. "J'ai toujours fait un parallèle avec le patinage artistique", précise Sidney. "En 1984, je faisais déjà une figure imposée dans mon émission pour départager les danseurs. Il y avait déjà des battles."

Une notation complexe. Peu importe que la danse vienne de la rue et colporte une certaine liberté de s'affranchir des règles, elle pourra être notée sur plusieurs paramètres comme elle l'était dans l'émission, assure Sidney, qui espère que les organisateurs appelleront des gens du milieu depuis des années pour mettre en place cette discipline aux JO : "On établit des comptes de points dans les battles. C'est très précis sur la musicalité, sur le style du danseur, sur l'élégance...". Et le danseur de conclure avec une mise en garde : "Le hip hop doit rester intègre, doit rester underground. Ça n'empêche pas d'être aux JO !"

Europe 1
Par Aurélie Dupuy