Claudio Capéo raconte son burn-out et comment il s'en est sorti

, modifié à
  • A
  • A
claudio capéo 1:17
Claudio Capéo a subi un surmenage après son succès express © Europe 1
Partagez sur :
Le chanteur rendu célèbre après son passage dans "The Voice" publie "Penso a te", un nouvel album qui mêle le français de son présent et l'italien de ses racines. Il se confie à Anne Roumanoff sur un moment difficile qui a précédé à l'écriture de ce disque.
INTERVIEW

Trop célèbre, trop vite. Claudio Capéo raconte au micro d'Anne Roumanoff son burn-out et comment il a réussi à s'en sortir. Une période difficile qui est aujourd'hui derrière le chanteur qui publie Penso a te. Un nouvel album en français et en italien, qui mélange chansons originales et reprises des standards de la variété du pays de ses parents, et qui a été entièrement enregistré en Italie, avec sa bande d'amis d'enfance, tous musiciens.

"C'était comme si j'étais seul au monde"

Deux ans après la sortie de son premier album et la tournée qui s'en est suivie, Claudio Capéo craque. "Je pète les plombs, j'effondre, je tombe au sol en larmes. Je ne peux plus voir personne, je ne peux plus parler à personne, c'est fini", se souvient le chanteur. "J'avais l'impression d'avoir perdu ma vie, d'avoir tout perdu."

L'artiste connaît pourtant le succès, entouré de sa femme et de ses proches. Mais un succès qu'il n'a jamais cherché à obtenir, et qui le submerge. "C'était comme si j'étais seul au monde. Je n'avais plus le temps de réfléchir, plus le temps de comprendre où j'étais, ce que je faisais, ce que j'étais en train de raconter." C'est ce surmenage qui fait tomber Claudio Capéo en burn-out.

Parler pour s'en sortir

Claudio Capéo arrive à se sortir de ce moment difficile, avec du temps et une solution aussi simple qu'efficace : la parole. "Avant ça, je ne parlais jamais", reconnaît-il. "J'avais du mal à m'ouvrir. J'avais du mal à dire je t'aime à ma mère. J'avais du mal à le dire à ma femme. C'était compliqué pour moi."

Mais le chanteur introverti se retrouve obligé d'exprimer ses émotions et à prendre du temps pour lui. "À force de parler, parler, parler, pleurer aussi et rester seul plutôt que d'aller faire la fête, je me suis apaisé. Avant, en soirée, j'étais toujours le premier arrivé et le dernier parti, parce qu'il fallait que je fasse ma clownerie. Là, je ne pouvais plus".

Cette épreuve est désormais derrière le chanteur, qui publie un nouvel album, Penso a te. Un disque qui l'a également aidé dans sa vie, puisqu'il lui a permis de renouer avec ses origines italiennes, qu'il a longtemps mises de côté par lassitude d'être vu comme "le rital" et de se faire appeler "ravioli".

Europe 1
Par Alexis Patri