Charlie Hebdo lance un prix du dessin satirique pour "faire exister la liberté de se moquer"

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La remise du prix du dessin satirique aura lieu le 23 mars (Photo d'illustration) 3:00
La remise du prix du dessin satirique aura lieu le 23 mars (Photo d'illustration) © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Le journal satirique lance jeudi un prix de dessin à destination des amateurs de 18 à 25 ans sur le thème "Vivre sans portable" qui se terminera le 23 mars. "Nous, on ne peut pas éternellement représenter la liberté d'expression. Il faut que les gens s'en saisissent", explique le dessinateur Juin jeudi au micro d'Europe 1.

Le journal Charlie Hebdo lance jeudi la première édition de son prix du dessin satirique sur le thème "Vivre sans portable". Le concours s'adresse aux jeunes dessinateurs non professionnels de 18 à 25 ans qui peuvent donc faire parvenir leur dessin à la rédaction du journal jusqu'au 15 mars prochain. "On a envie de les amener à s'interroger. S'ils sont capables de le faire sur quelque chose qui, à mon avis, leur tient autant à cœur (…) ce sera déjà un grand pas de franchi", explique jeudi sur Europe 1 le dessinateur de Charlie Hebdo Juin.

"Le goût de se moquer de tout"

"Il faut connaître assez bien Charlie je pense pour participer à ce concours, donc il faut lire le journal et connaître son esprit. Il faut aimer la satire, avoir envie de la pratiquer et avoir le goût de la liberté d'expression", poursuit celui qui a rejoint le journal après l'attentat du 7 janvier 2015. Lui qui a toujours "voulu travailler à Charlie" raconte une rédaction dans laquelle il a "pu [s']intégrer rapidement" où règne le "goût de se moquer de tout", mais aussi le souvenir de ce jour de 2015. "On l'a vu avec les attentats du 7 janvier, il faut toujours préparer l'après", dit-il.

"Pour faire exister cette liberté, il faut la pratiquer"

Plus que de susciter des vocations chez les jeunes, la rédaction de Charlie Hebdo espère surtout faire vivre la liberté d'expression. "Le droit de se moquer existe. Pour faire exister cette liberté de se moquer, il faut la pratiquer en fait. Ça ne sert à rien de proclamer qu'on est libre, qu'on a le droit de faire des choses, si on ne les fait pas", rappelle le dessinateur. "Nous, on ne peut pas éternellement représenter la liberté d'expression. Il faut que les gens s'en saisissent. Vous dans votre métier de journaliste, les auditeurs dans leurs relations aux autres… Il faut que chacun affirme la diversité de ses idées."

La remise du prix aura lieu le 23 mars.

Europe 1
Par Jonathan Grelier