Anéanti par la mort de son ami Gaspard Ulliel, Jérémie Rénier a trouvé un nouveau souffle en partageant une expédition au pôle Nord avec l’aventurier Loury Lag, lui-même marqué par un drame personnel. Une traversée intime et extrême racontée dans le documentaire "D’un monde à l’autre", en salles mercredi prochain.
Des conditions de tournage glaçantes. Invité de l’émission Culture médias, anéanti par la mort de son ami Gaspard Ulliel, Jérémie Rénier est revenu en détail sur son immersion dans l’Arctique aux côtés de l’aventurier Loury Lag, lui aussi marqué par un drame familial, pour le documentaire D’un monde à l’autre, attendu en salles mercredi prochain.
Dès leur arrivée, les membres de l’équipe découvrent un environnement où la nature impose ses règles. Jérémie Rénier raconte que les habitants et commerçants locaux évoquaient des disparitions récentes et des accidents mortels sur la glace.
Le comédien explique avoir été confronté à des récits de chasseurs disparus, d’accidents récents, et à une réalité où le danger fait partie du quotidien. Une immersion qui dépasse largement ce qu’il avait imaginé avant le départ.
Une équipe réduite pour survivre sur la glace
Au-delà du risque, les contraintes techniques ont marqué l’équipe. Le froid extrême mettait en péril les caméras, les batteries se déchargeaient très rapidement, et chaque manipulation de matériel devenait une épreuve. "C’était presque impossible de ramener des images", a-t-il raconté.
Sans équipement adapté, impossible de travailler normalement puisque retirer ses gants quelques secondes suffisait à mettre en danger ses mains. "Tu ne peux pas utiliser ta caméra sans des moufles qui protègent les mains. Si tu retires tes moufles, ta main gèle", a-t-il confié. Dans ces conditions, chaque prise de vue demandait une organisation minutieuse et une résistance physique constante.
Pour s’adapter à cet environnement extrême, le tournage s’est fait avec une équipe volontairement réduite. Au début du projet, deux cadreurs étaient présents. Mais très vite, l’équipe s’est encore allégée pour ne conserver qu’un seul opérateur caméra sur certaines phases du tournage.