Babette de Rozières : "Je voulais raconter l’histoire de la petite Babette, maltraitée par ses parents"

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La cuisinière guadeloupéenne sort une autobiographie, "Toujours se relever", dans laquelle elle revient sur son enfance en Guadeloupe, puis sur sa vie professionnelle et sentimentale qui a commencé à Paris.
INTERVIEW

Babette de Rozières, cheffe cuisinière et ambassadrice de la cuisine créole dans le monde, publie son autobiographie, Toujours se relever. Dans Anne Roumanoff, ça fait du bien, elle explique pourquoi elle a tenu à raconter son histoire.

"Je ne voulais pas, mais j’ai été encouragée par mon mari, et mon vécu. Je me suis dit que je devais vraiment laisser une trace, et laisser une message d’espoir pour les jeunes qui viendraient à Paris comme moi et qui subiraient ce que j’ai subi", explique-t-elle au micro d’Anne Roumanoff.

"Je suis restée accrochée au cordon ombilical"

"Je voulais raconter l’histoire de la petite Babette, maltraitée par ses parents et qui après le bac arrive à Paris", poursuit-elle. Babette de Rozières, née en Guadeloupe en 1947, a été battue par sa mère lorsqu’elle était enfant. "Elle a voulu avorté (de moi), mais je suis restée accrochée au cordon ombilical", raconte-t-elle avec humour. "Dès le départ, c’était toujours se relever", résume Babette de Rozières, en référence au titre de son livre.

Marié à un premier homme "très vite", elle affirme que "ce n’était pas une réussite". Mais depuis, Babette de Rozières confie vivre aujourd'hui une "histoire merveilleuse" avec son second mari, qu’elle connaît depuis 22 ans. "Il a trimé au début parce que je ne voulais pas me marier, il a beaucoup attendu...", se souvient-elle, avant d’ajouter : "Quand il me regarde aujourd’hui, ça me fait encore quelque chose, on est vraiment amoureux comme au premier jour !"