Amir : "Il faut convaincre tous les jours, comme dans une histoire d’amour"

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Le chanteur découvert dans "The Voice", et qui s'est fait plus amplement connaître avec le titre "J'ai cherché", partage ses souvenirs de petite enfance à Sarcelles.
INTERVIEW

Jusqu'à ses 8 ans, Amir a grandi à Sarcelles, dans le Val-d’Oise, avant de partir avec ses parents en Israël, puis de revenir en France tous les étés. C'est dans les souvenirs de ses plus jeunes années, à l'école maternelle Robert Desnos, que le chanteur a débuté sa promenade avec Nikos Aliagas pour l'émission En balade avec.

Amir alias Laurent. Il y a environ quatre ans, son visage apparaissait au public dans l’émission The Voice, avant qu'il participe à l’Eurovision avec son titre J’ai cherché. Presque trois décennies plus tôt, en 1986, Amir chantonnait à l'école. "Je suis sûr que même les bases de la chanson ont démarré ici", dit-il en entrant dans l'établissement, accompagné de la nouvelle directrice à peine plus âgée que lui. "Je me souviens de la forme des pièces (...). J’avais plusieurs amoureuses, Stéphanie et Myriam. En cours, j’aimais découper et coller, et j’aimais comprendre d’où vient quelqu’un et pourquoi il avait telle ou telle couleur de peau", se souvient le chanteur. A l'époque, on l’appelait déjà Amir mais il était inscrit sous le prénom de Laurent, "le premier de mon état civil". Dans tous ces prénoms figurent ses racines. "Il y a la Tunisie, le Maroc, la France", précise-t-il.

Entendu sur europe1 :
Sarcelles, c’est une horreur architecturale mais une richesse humaine extraordinaire

La famille. Sa famille occupe une place centrale, il en d'ailleurs encore beaucoup à Sarcelles. "J’ai eu une enfance extraordinaire, très protégée, avec de la chaleur familiale." En marchant dans les rues, il croise au hasard son père, René. Celui-ci décrit son fils comme un sage hyperactif, qui "n’a jamais arrêté de chanter à la maison". Son père ajoute : "On ne s’attendait pas du tout à ce parcours. Je pense qu’il sait tout à fait ce qu’il fait. Il a toujours dirigé sa vie. Ce qui lui arrive est extraordinaire. Ça durera ce que ça durera." Ensemble, ils vont au cabinet de l'oncle d'Amir, Eric. Sur le chemin, le père poursuit : "Sarcelles, c’est une horreur architecturale mais une richesse humaine extraordinaire."

"Monter sur scène et ne plus redescendre". Dans son nouvel album, Addictions, Amir a rendu hommage à ses parents dans deux chansons, A ta manière, dédiée à son père, et Il était une femme, pour sa mère. Après un salut à son oncle dans son cabinet de kinésithérapie, c'est vers le conservatoire, fréquenté dès 6 ans, qu'il se dirige. La musique, "j'ai toujours voulu apprendre et me perfectionner. C’est toujours un loisir, mais c’est aussi mon métier. Il faut que je l’entretienne." Alors il prend toujours des cours de vocalises, de guitare... Et ne dédaigne surtout pas la scène. Il sera en tournée dès le mois de mai, pour au moins 70 dates. "Je suis du genre à monter sur scène et ne plus redescendre. C'est une conquête perpétuelle. On ne peut jamais rester sur ses acquis, il faut se dire qu’on a toujours plus de cœurs à attraper et que ceux qui sont là, il faut les convaincre tous les jours comme dans une histoire d’amour. A la fin d’un concert, il faut se sentir victorieux, les musiciens et moi. Et ce défi, j’en suis amoureux."

 

Europe 1
Par A.D