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Tatiana Geiselmann (envoyée spéciale à Obernai) / Crédit photo : CLEMENT MAHOUDEAU / AFP
C'était l'une des annonces phares du Président de la République lors de sa conférence de presse début janvier : renforcer les opérations "place nette" dans les quartiers gangrénés par le trafic de drogue. Policiers et gendarmes multiplient donc les contrôles sur le terrain, pour dissuader dealers et acheteurs. Illustration à Obernai, en Alsace, où Europe 1 s'est rendue.
REPORTAGE

Opération "place nette" en Alsace. Le dispositif, lancé en novembre dernier, et qu'Emmanuel Macron souhaite accélérer avec une dizaine d'opérations par semaine partout sur le territoire, vise à dissuader les acheteurs et les dealers dans les quartiers gangrénés par le trafic de drogue.

Dans le quartier Europe, à Obernai, Europe 1 a suivi les forces de l'ordre lors de leur intervention. Accompagnés d'une chienne spécialisée dans la recherche de stupéfiants, les gendarmes inspectent chaque recoin des bars d'immeubles pour dénicher d'éventuels stocks de drogue. "Alors je fais souvent le bas de porte des caves ou des portes de garage, puisque l'émanation vient d'en dessous les seuils de porte. Puis, tout ce qui est gaine électrique, descente de gouttières, qui sont propices à des caches de produits stupéfiants ou autre quoi", explique l'un d'entre eux.

"Montrer que le gendarme est partout"

Rien à signaler pour l'instant, alors dehors, un autre partie des quelques 70 gendarmes mobilisés vérifient l'identité des habitants. "On procède à un contrôle des jeunes qui se baladent en milieu de zone, pour éviter de leur donner du pouvoir et marquer le territoire", décrit un gendarme. Occuper le terrain pour dissuader les dealers de s'installer. C'est bien là l'un des principaux buts de l'opération "place nette" confirme le général Jude Vinot, commandant du groupement de gendarmerie du Bas-Rhin.

"L'idée c'est créer l'insécurité chez cette minorité de gens qui commettent des infractions. Montrer que le gendarme est partout. On est dehors, on est présent sur la voie publique, on rassure la population", détaille le général. En deux jours, les gendarmes ont déjà procédé à une quinzaine d'interpellations, et ils vont maintenir la pression toute la semaine, avec aussi des contrôles dans les trains et dans les gares.