Les Bleus champions du monde : ce qu'il faut savoir sur le jour d'après

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Bleus aéroport
Les Bleus ont quitté la Russie pour la France lundi en début d'après-midi. © Alexander NEMENOV / AFP
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Après une nuit de liesse pour fêter le deuxième titre de champion du monde de l'équipe de France, les Bleus sont revenus à Paris dans l'après-midi pour communier avec les Français.
L'ESSENTIEL

Après avoir fêté les héros jusqu'au bout de la nuit, la France les a accueillis ! Les Bleus, champions du monde pour la deuxième fois de leur histoire, dimanche, sont rentrés en France lundi après-midi, où ils avaient rendez-vous avec les Français pour parader sur les Champs-Élysées, avant d'être reçus par Emmanuel Macron à l'Élysée. Une liesse populaire à l'image des rassemblements hors-norme qui ont regroupé des centaines de milliers de personnes un peu partout en France après la victoire des hommes de Didier Deschamps contre la Croatie (4-2). Mais une liesse de courte durée.

Les informations à retenir :

  • Les Bleus sont rentrés en France lundi
  • Ils ont paradé une quinzaine de minutes sur les Champs-Élysées, devant une foule venue en masse
  • Ils ont ensuite rejoint l'Élysée où ils ont été accueillis par Emmanuel Macron

L'équipe de retour au pays. Les joueurs de l'équipe de France ont quitté la Russie en début d'après-midi, avec un peu de retard, avant d'atterrir à Roissy peut avant 17 heures. Le programme, dans la foulée, prévoyait la descente des Champs-Elysées. Celle-ci a eu lieu dans une ambiance incroyable, mais n'a duré qu'une quinzaine de minutes. Les Bleus ont ensuite rejoint le palais de l'Élysée, pour une réception avec le président de la République. L'occasion pour Emmanuel Macron et son épouse Brigitte, présents en tribunes du célèbre stade Loujniki à Moscou pendant la finale, puis dans les vestiaires après le match, de féliciter encore les nouvelles idoles du pays.

 

La Légion d'honneur les attend. Les Bleus devront cependant attendre quelques mois pour recevoir la Légion d'honneur. Ils seront décorés, à une date encore non déterminée, sur décision du président de la République, comme l'avaient été les champions de 1998, y compris Didier Deschamps, qui était alors capitaine de l'équipe de France alors qu'il est aujourd'hui le sélectionneur de l'équipe victorieuse en Russie.

La presse célèbre les Bleus. "Encore !", "un bonheur éternel", "le jour de gloire est arrivé", "la tête dans les étoiles" : la presse encense largement les Bleus lundi. Morceaux choisis. L'Équipe : "Il passe rarement autant de bonheur en trois mots. Champions du monde. Ces mots racontent une histoire française au long cours, la quête d'une vie et la conquête de Russie par des mômes, la magie d'un bonheur collectif et des tours d'honneur éternels". Le Courrier Picard : "Hier soir, aujourd'hui et demain (espérons-le) on pourra être fiers d'être Français, à travers cette équipe qui nous ressemble et nous rassemble". Les Dernières Nouvelles d'Alsace : "Qu'on le veuille ou non, cette équipe est aussi un reflet, et l'image du collectif qu'elle nous renvoie est réjouissante".

La plus belle avenue du monde s'est tout de même réveillée avec la gueule de bois lundi, la faute aux débordements qui ont gâché la fête en fin de soirée dimanche. Des casseurs se sont mêlés aux fêtards et des afrrontements sporadiques ont éclaté avec les forces de l'ordre. Le drugstore Publicis a notamment été vandalisé. 102 personnes ont été interpellées dans la capitale, dont 90 placées en garde à vue. Un total de 292 personnes ont été placées en garde à vue dimanche dans toute la France. Quarante-cinq policiers et gendarmes ont été blessés au cours d'incidents mais aucun ne l'a été gravement, a précisé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Frédéric de Lanouvelle. 

La RATP rend hommage aux Bleus. C'est la fête et tout le monde est à la hauteur de l'événement, à commencer par la RATP. La régie des transports parisiens a décidé de renommer six stations de métro pour célébrer la victoire des Bleus. Les usagers peuvent donc emprunter temporairement la station "Bercy les Bleus" sur les lignes 6 et 14 ou encore passer par "Deschamps - Élysées Clémenceau" sur la 1 et la 13.

Les autres heureuses élues sont Charles de Gaulle - Étoile (lignes 1, 2 et 6) qui devient "Nous avons 2 étoiles", Avron (ligne 2) transformée en "Nous Avron gagné", Victor Hugo (ligne 2) qui rend homme au capitaine et gardien des Bleus, façon "Victor Hugo Lloris" et Notre-Dame des Champs (ligne 12), remodelée, évidemment, en "Notre Didier Deschamps".