Guilhem Guirado : "On n'a pas tous été responsables"

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Guilhem Guirado : "On n'a pas tous été responsables"
@ ADRIAN DENNIS / AFP
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Guilhem Guirado est très remonté contre les joueurs du XV de France qui sont sortis après la défaite en Ecosse. Le capitaine des Bleus dit comprendre "les gens énervés".

Guilhem Guirado ne digère pas. La défaite du XV de France en Ecosse, évidemment, le comportement de certains joueurs dans la nuit qui a suivi, surtout. Malgré la défaite, une poignée d'internationaux tricolores est sortie dans les rues d'Edimbourg pour une troisième mi-temps dont les contours restent encore assez flous. "L'histoire, je ne la connais pas vraiment, et je ne veux même pas savoir ce qui s'est passé...", a confié le capitaine des Bleus dans les colonnes de L'Equipe.

"Je comprends les gens énervés." "Dépité" par la défaite face aux Ecossais, Guilhem Guirado l'était encore plus après la virée nocturne de ses partenaires, dont certains sont revenus blessés : "Cela n'a fait que me rendre plus triste par rapport à l'image de l'équipe de France." S'il assure avoir "reçu beaucoup de messages d'encouragement" suite à cet épisode, Guilhem Guirado comprend "les gens énervés" : "Ce n'est pas l'image que le staff, le groupe ou moi essayons de donner. Je suis quand même responsable et ne m'attendais pas à ça."

"On n'est plus dans notre club formateur." Selon lui, "il n'y avait pas besoin d'envoyer une lettre recommandée pour dire qu'il ne fallait pas sortir" car cela semblait évident. "Les joueurs le savent : quand tu sors n'importe où, tu es exposé. Il faut leur en faire prendre conscience. (...) On n'est plus dans notre club formateur, dans notre village où tout se sait ; là, c'est un pays", explique-t-il.

"Les absents ont toujours tort." Les joueurs concernés ont été exclus du groupe qui affrontera l'Italie (23 février) par le sélectionneur Jacques Brunel. Cela "va servir d'exemple" estime Guirado : "Je pense que tout le monde a compris le message. Les absents ont toujours tort." A la question de savoir s'il faut les bannir définitivement du groupe France, il estime que "c'est quand même compliqué" et que "ce n'est pas de (son) ressort". La FFR, de son côté, a lancé une enquête interne afin de faire toute la lumière sur cette histoire.