Un exercice "alerte attentat" qui aurait pu très mal tourner...

  • A
  • A
Partagez sur :

L'exercice s'est déroulé au port de Calais vendredi dernier. Une patrouille de CRS non avertie de l'exercice est intervenue... Cela aurait pu mal tourner pour "la suspecte". 

C'est finalement un exercice assez classique qui s'est déroulé au port de Calais vendredi dernier. En plein état d'urgence, les exercices "alerte attentat" se multiplient en France, mais celui-ci aurait pu connaitre une issue bien dramatique. Car si habituellement toutes les forces de l’ordre sont prévenues de ce genre d'exercices, cela n'a pas été le cas cette fois-ci. En effet, une compagnie de CRS est justement passée au port de Calais à ce moment-là et a cru à un vrai attentat. Ils sont donc intervenus comme si quelqu’un était armé mais, heureusement, "ils ont su garder leur sang-froid", note dans le journal Nord Littoral, Denis Hurth, délégué UNSA.

"Ce n’est pas le moment de déraper". Alors que les CRS patrouillent, ils sont avisés par un employé du port qu’une femme vient de se faire remettre une arme à l’entrée de celui-ci. C'est alors que la patrouille repère la femme qui se dirige vers le quai d’embarquement des ferries. Et c'est à ce moment là qu'ils décident d’intervenir. Alors qu'ils interpellent la femme, celle-ci leur annonce qu’il s’agit en réalité d’un exercice. "En général, sur les endroits sensibles, nous sommes avertis", poursuit le délégué UNSA dans Nord Littoral avant d’ajouter, "vu le climat trouble et actuel, ce n’est pas le moment de déraper". 

"On a frôlé la catastrophe". Selon David Létendart du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail du port (CHSCT), "il y a eu un problème de communication. On a frôlé la catastrophe. Ces intervenants, censés interpeller le suspect, n’étaient pas au courant, ou une consigne a été mal comprise. Ce n’est qu’après que la cobaye a réalisé qu’elle aurait pu se prendre une balle en pleine tête". Le CHSCT demande donc aujourd'hui des comptes car il n'était pas non plus au courant de cet exercice. "Ça nous paraît aussi surprenant que l’exercice se soit déroulé en pleine journée. Nous voulons essayer de comprendre ce qu’il s’est passé et prendre les mesures correctives", ajoute d'ailleurs David Létendart qui a également demandé à visionner les images et à voir le compte-rendu de l’opération. Si aucune suite n’est donnée à ses demandes, il pourrait demander l’ouverture d’une enquête auprès de l’Inspection du Travai