Rémy Heitz officiellement nommé procureur de Paris

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Rémy Heitz officiellement nommé procureur de Paris
La nomination au poste de procureur de Paris avait été au cœur d'une vive polémique en septembre.@ JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
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L'ancien directeur des affaires criminelles et des grâces succédera à François Molins en tant que procureur de la République de Paris, dès le 16 novembre.

Le magistrat Rémy Heitz a été officiellement nommé procureur de la République à Paris, un poste sensible où il succédera à François Molins.

Ancien directeur des affaires criminelles et des grâces. Rémy Heitz, 55 ans, a été nommé par un décret du président de la République daté de jeudi et publié vendredi au Journal officiel. Il était depuis août 2017 directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG), poste-clé à la chancellerie pour la mise en oeuvre de la politique pénale du gouvernement.

Prise de relais le 16 novembre. Il succède à François Molins, devenu la figure publique de l'antiterrorisme face aux attentats qui ont endeuillé la France depuis 2015. Ce dernier prendra ses fonctions le 16 novembre en tant que procureur général près la Cour de Cassation, le plus haut poste de magistrat du parquet en France. Joint par l'AFP, Rémy Heitz a indiqué qu'il prendrait ses fonctions le même jour.

Sans doute pas en charge du terrorisme.Le gouvernement a annoncé début octobre avoir choisi Rémy Heitz, un haut magistrat principalement connu du grand public pour avoir été délégué interministériel à la sécurité routière, entre 2003 et 2006, sous Jacques Chirac. Il est passé aussi bien par le parquet que par le siège : vice-procureur de Paris en 2001, il a ensuite présidé le tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, le deuxième plus important de France, entre 2011 à 2015. Au poste de procureur de Paris, Rémy Heitz ne devrait pas s'occuper des affaires de terrorisme car un parquet national antiterroriste devrait être bientôt créé. 

Une polémique sur l'indépendance du parquet. La nomination au poste de procureur de Paris a été au cœur d'une vive polémique en septembre, qui a vu l'Élysée accusée d'intervention. La ministre de la Justice Nicole Belloubet avait auditionné trois candidats en juillet, mais tous, y compris son favori, ont finalement été recalés. Aucun n'aurait satisfait le chef de l'État. Et le 24 septembre, un nouvel appel à candidatures a été lancé, irritant le monde de la magistrature. Cette polémique a relancé le débat sur l'indépendance du parquet.