NDDL : "Pour chaque baraque détruite, deux seront reconstruites !"

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L'objectif des forces de l'ordre a beau avoir été atteint, les zadistes continuent d'occuper coûte que coûte une partie de la ZAD et promettent de reconstruire les squats détruits.

Si les expulsions de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes sont terminées pour Emmanuel Macron, les opérations continuent. Car les zadistes ne baissent pas les bras : 80 d'entre eux ont même tendu une embuscade à des gendarmes jeudi soir avant de les attaquer notamment avec des jets d'acide. Une montée de la violence en réponse à une opération tout en muscles du gouvernement que les zadistes ont du mal à digérer. 

"Le gouvernement va s'en mordre les doigts !" "Pour chaque baraque détruite, deux seront reconstruites", lance Geneviève figure historique de la ZAD. "Si Macron pense avoir réglé le problème de la ZAD, il se met le doigt dans l’œil ! Les projets vont se multiplier !", assure-t-elle. "Il y a de la rage !" Quant à l'opération des gendarmes, "le gouvernement va s'en mordre les doigts", promet-elle. Si les reconstructions ne sont pas encore au programme, les zadistes s’attellent à bloquer chaque nuit les accès à la "zone" que les forces de l'ordre dégagent le jour. Les occupants sont désormais bien loin d'un retour à la table des négociations. 

Des négociations "impossibles" ? "Il n'y a plus aucune confiance", lance Dominique Fresneau, co-président de l'association Acipa, l'Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. "Comment-voulez vous que l'on retourne dans le dialogue alors qu'on avait avancé sur des dossiers et qu'on semblait être dans une phase constructive de négociation ? C'est impossible." En attendant un éventuel retour à la diplomatie plutôt qu'à l'acide de la part des zadistes, les forces de l'ordre ont lancé une opération de police judiciaire pour retrouver les auteurs des violences au sein de la ZAD, notamment ceux responsables d'un tir de fusée de détresse en direction d'un hélicoptère de la gendarmerie.