Fausse alerte à Paris : qui sont les jeunes interpellés ?

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Trois adolescents ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête sur la fausse alerte attentat qui a provoqué samedi une vaste opération antiterroriste à Paris. 

Ils sont désormais trois adolescents à avoir été interpellés dans le cadre de l'enquête sur la fausse alerte qui a provoqué une vaste opération antiterroriste samedi à Paris. Après l’arrestation lundi d’un mineur de 16  ans dans la Marne, deux adolescents âgés de 14 et 17 ans ont à leur tour été interpellés mardi en Vendée et en Lozère. Ils sont soupçonnés d’être des adeptes du "swatting", une pratique qui  consiste à provoquer une opération policière ainsi que le confinement ou l’évacuation des riverains. Quels sont leurs profils ?

Interpellé dans un foyer. Le plus jeune a été arrêté en Vendée tandis que celui de 17 ans l’a été en Lozère. Ce dernier, qui est déjà connu de la Justice, a été arrêté dans un foyer. Pour celui-ci, le lien avec la fausse alerte n'est toutefois pas encore formellement établi.

Quant à la distance géographique des suspects, elle montre bien que ces adolescents ne se connaissent que par réseau, que par les échanges qu’ils ont sur internet mais ils ne se côtoient pas physiquement. Les deux garçons arrêtés vont être entendus au 36 Quai des Orfèvres par les policiers de la section anti-terroriste de la brigade criminelle.

Le premier interpellé pleure en garde à vue. Les enquêteurs interrogent eux depuis lundi le premier suspect de 16 ans, Dylan. Connu sous le pseudonyme de "Tylers Swatting", il avait écrit sur les réseaux sociaux : "J’ai fait le pire SWATT, j’ai fait déplacé (sic) des hélico, le gouvernement, 50 voitures de flic". Très confiant sur le fait que les forces de l’ordre ne remonteraient jamais jusqu’à lui, il a pourtant été interpellé rapidement. Directement impliqué dans la fausse alerte, il est, selon les informations d’Europe 1, en train de réaliser la gravité du canular et l’ampleur de sa bêtise. Après avoir fanfaronné sur Facebook mais aussi auprès de certains médias, il est maintenant en train de pleurer en garde à vue.

Décrit comme un adolescent désœuvré, Dylan a été élevé dans un milieu plutôt défavorisé. Il aurait déjà passé plusieurs appels malveillants du même genre ces dernières semaines, visant notamment des centres commerciaux en Lorraine et en Ile-de-France.