EN IMAGES - "Marée populaire" : plus de 30.000 personnes dans les rues de Paris

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EN IMAGES - "Marée populaire" : plus de 30.000 personnes dans les rues de Paris
Selon le ministère de l'Intérieur, plus de 90.000 personnes ont manifesté dans toute la France, plus de 30.000 à Paris.@ AFP
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Des dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi dans toute la France à l'appel inédit d'une soixantaine d'organisations pour une "marée populaire" contre la politique d'Emmanuel Macron.

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Ils étaient des dizaines de milliers à défiler dans toute la France samedi après-midi, à l'appel d'une soixantaine d'organisations pour une "marée populaire" contre la politique du gouvernement. Une "super fête à Macron", selon les mots de Jean-Luc Mélenchon, qui depuis Marseille a appelé les Français à former "un front populaire dont le peuple a besoin". Palestine, Parcoursup, ZAD, violences policières : de multiples causes se sont côtoyées dans les cortèges de Paris, mais aussi de Nantes, Lille, Lyon, Grenoble ou Montpellier. Selon le ministère de l'Intérieur, plus de 90.000 personnes ont manifesté dans toute la France, plus de 30.000 à Paris. Europe 1 vous propose de revivre cette journée en images.

Philippe Martinez, cerné par les caméras

Une soixantaine de forces syndicales et politiques ont participé à la manifestation samedi après-midi. Pour la première fois depuis bien longtemps, la CGT a décidé de s'associer à un parti politique, La France insoumise, lors d'un défilé. Pour le syndicat, l'objectif était de "montrer que toutes les forces sociales" du pays partagent la même vision de la politique d'Emmanuel Macron. "En aucun cas, on est en binôme avec La France insoumise, c'est une pierre parmi les autres", a expliqué samedi Catherine Perret, dirigeante confédérale du syndicat. "Il n'y aura pas de banderoles de tête, pas de leaders politiques, c'est la population qui est au centre de la mobilisation", assure-t-elle. En tout cas samedi après-midi, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a eu l'attention de nombreux micros et caméras.

martinez600

Source : AFP

Mélenchon, haut perché à Marseille

C'est de Marseille que le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon avait décidé d'adresser son message. Perché sur une cagette en bois, le député des Bouches-du-Rhône a enjoint les manifestants à former "un Front populaire", pour que commence "l'ère du partage, du renouveau". "Ne comptez que sur vous, il n'y aura pas de sauveur suprême", a ajouté le député de Marseille, soulignant que ces marches n'étaient "la propriété d'aucune organisation" et d'aucun de leurs dirigeants, mais témoignant sa "reconnaissance" aux syndicats et à la CGT en particulier, qui "la première a appelé au rassemblement".

méluche600

Source : AFP

De brefs incidents, 43 interpellations

Près de 1.400 policiers avaient été mobilisés à Paris pour parer à d'éventuels débordements. Toutefois, 43 ont été interpellées en marge de la manifestation, émaillée par quelques brefs incidents. Quelques brefs heurts ont opposé des manifestants cagoulés aux forces de l'ordre, qui ont répondu aux jets de projectiles par des tirs de gaz lacrymogène. Un policier a été blessé par un tir de mortier, a précisé la Préfecture de police.

police600

Source : AFP

"La république coupe aussi des mains"

En milieu d'après-midi, alors que le cortège arrivait place de la République, un des manifestants, vêtu de noir et cagoulé, est monté sur la statue et a tagué sous les vivats de la foule: "La République aussi coupe des mains #Zad #Collomb". Plusieurs manifestants se sont ainsi teint la main droite en rouge, en référence au manifestant qui a perdu sa main en ramassant une grenade des forces de l'ordre à Notre-Dame-des-Landes.

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Source : AFP

De nombreuses revendications dans un même cortège

À côté des classiques "Macron, la France n'est pas à vendre", ou "La lutte paye plus que ton patron", de nombreuses revendications ont profité de la "marée humaine", organisée par une soixantaine d'organisations, pour faire entendre leurs voix contre la politique d'Emmanuel Macron. Les "ZAD", Parcoursup, Adama Traoré, mort en juillet 2016 après une interpellation musclée des gendarmes, ou encore la Palestine : des causes très différentes se côtoyaient dans le cortège qui a réuni 31.700 personnes à Paris, selon les médias

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Source : AFP