Clara, bac avec mention, "attend" toujours une place en fac

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ETUDES - Ils sont 7.500 futurs étudiants à n'avoir toujours pas trouvé d'université à la rentrée. Clara, rencontrée par Europe 1, ne perd pas espoir. 

Elle "attend", elle "verra". Clara, jeune bachelière, ne désespère pas : oui, son dossier finira bien par être accepté. Sans affectation à cette heure, elle mise sur son bac ES obtenu avec mention pour faire la différence.

Les Parisiens prioritaires. À un mois de la rentrée universitaire, Clara n'a vu aucun de ses vœux, formulés sur APB, le portail d'admission post-bac, être accepté par l'administration. Habitante de Créteil, la jeune femme, qui souhaite étudier le droit à Paris, voit tous les candidats parisiens être prioritaires face à son dossier.

"Ils ne veulent pas de moi parce que le lycée où j'ai obtenu mon bac n'est pas à Paris ! J'ai toujours très bien travaillé : des gens qui sont à Paris, parce que leur lycée est à Paris, sont prioritaires avec de moins bons résultats !", dit-elle au micro d'Europe 1.

Pour l'heure, la seule solution qui s'offre à Clara n'est pas satisfaisante : une faculté à Issy-les-Moulineaux, mise par défaut en 5ème vœux. L'établissement, où la scolarité s'élève à 8.000 euros l'année, est situé à plus d'1h30 du domicile de la future étudiante. "Je pourrais aller dans une faculté publique, là où tout le monde va, pour faire une licence de droit normale, comme tout le monde. Mais je ne peux pas ! Ils ne veulent pas de moi parce que mon lycée n'est pas à Paris !", enrage Clara.

"Je peux m'asseoir dans l'allée !". Presque désespérée, Clara mise sur le tri naturel qui s'opère au début de la licence, quand les premiers étudiants renoncent. "J'ai espoir car les amphis se vident vite, des gens arrêtent au bout de deux semaines ! Je m'en fiche d'être assise dans l'allée : je veux juste étudier ce que j'aime ! C'est un peu triste."

Mercredi, l'Education Nationale a assuré que tous les bacheliers, même les 7.500 qui n'ont pas encore finalisé leur entrée dans l'enseignement supérieur trouveraient une place au sein de leur académie. "La procédure complémentaire d'APB en cours permettra aux élèves en recherche d'une filière de bénéficier des places vacantes jusqu'au 15 septembre." Au-delà de cette date, Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon rappellent que tout jeune qui n'aura reçu aucune proposition sera pris en charge par le rectorat de son académie et recevra une proposition d'admission au sein de son académie, conformément à la loi", selon un communiqué.




Selon la rue de Grenelle, les demandes d'admission en première année de Licence augmentent depuis plusieurs années et notamment sur quelques filières qui sont en tension.