Bac philo 2018 : les sujets des épreuves en série L

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Deux dissertations et un sujet de commentaire composé ont été proposés aux lycéens de série L pour la traditionnelle première épreuve du baccalauréat, lundi matin. 

Le bac 2018, c'est parti ! Pour obtenir leur diplôme et accéder à l'enseignement supérieur, les lycéens de terminale générale ou technologique ont planché sur leur première épreuve, mythique et redoutée : la philosophie. L'examen revêt une importance particulière pour les élèves de série L, la matière correspondant à leur plus fort coefficient (7). Finalement épargnés par la grève SNCF grâce à un dispositif spécial, les lycéens ont notamment composé sur la culture et la vérité. 

  • Voici les sujets qui leur ont été proposés :

Sujet 1 : La culture nous rend-elle plus humain ? 

Découvrez le corrigé "à chaud" de Raphaël Enthoven sur ce sujet :

Sujet 2 : Peut-on renoncer à la vérité ? 

Découvrez le corrigé "à chaud" de Raphaël Enthoven sur ce sujet :

Sujet 3 : Commentaire de texte - Le Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1818) 

"Souvent nous ne savons pas ce que nous souhaitons ou ce que nous craignons. Nous pouvons caresser un souhait pendant des années entières, sans nous l’avouer, sans même en prendre clairement conscience ; c’est que l’intellect n’en doit rien savoir, c’est qu’une révélation nous semble dangereuse pour notre amour-propre, pour la bonne opinion que nous tenons à avoir de nous-mêmes ; mais quand ce souhait vient à se réaliser, notre propre joie nous apprend, non sans nous causer une certaine confusion, que nous appelions cet événement de tous nos vœux ; tel est le cas de la mort d’un proche parent dont nous héritons.
Et quant à ce que nous craignons, nous ne le savons souvent pas, parce que nous n’avons pas le courage d’en prendre clairement conscience. Souvent même nous nous trompons entièrement sur le motif véritable de notre action ou de notre abstention, jusqu’à ce qu’un hasard nous dévoile le mystère. Nous apprenons alors que nous nous étions mépris sur le motif véritable, que nous n’osions pas nous l’avouer, parce qu’il ne répondait nullement à la bonne opinion que nous avons de nous-mêmes. Ainsi, nous nous abstenons d’une certaine action, pour des raisons purement morales à notre avis ; mais après coup nous apprenons que la peur seule nous retenait, puisque, une fois tout danger disparu, nous commettons cette action."