Essai clinique de Rennes : le laboratoire portugais renonce à développer sa molécule

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Essai clinique de Rennes : le laboratoire portugais renonce à développer sa molécule
@ Justin Sullivan / Getty Images North America / AFP
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Bial, le laboratoire portugais qui avait développé la molécule testée à Rennes, ne souhaite plus continuer ses recherches.

Le laboratoire pharmaceutique portugais Bial a définitivement abandonné les recherches sur la molécule testée lors de l'essai clinique de Rennes, marqué par la mort d'un volontaire français en janvier, a-t-il indiqué vendredi.

Comprendre ce qui s'est passé. "Bial a décidé de mettre fin aux recherches sur cette molécule à des fins commerciales", a déclaré une porte-parole du laboratoire, confirmant des informations publiées par la presse portugaise. "La priorité de Bial est d'éclaircir en profondeur ce qui s'est passé lors de l'essai clinique et, dans ce but, continue à faire des études pour comprendre les causes de l'accident", a-t-elle précisé.

Lésions cérébrales. Six volontaires participant à l'essai clinique de phase 1 d'une molécule du laboratoire Bial avaient été hospitalisés et l'un d'eux était décédé. Quatre des survivants présentent des lésions cérébrales. Le parquet de Paris avait annoncé à la mi-juin l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour "homicide involontaire" et "blessures involontaires". Au terme d'une investigation préliminaire, il était apparu que "la victime décédée était porteuse, bien avant sa participation à l'essai, d'une pathologie vasculaire endocrânienne occulte, susceptible d'expliquer l'issue fatale la concernant", avait indiqué le parquet de Paris.

Des manquements. Mais dans un rapport remis à la fin mai, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait reproché plusieurs manquements au centre d'essais cliniques Biotrial de Rennes ainsi qu'au laboratoire à l'origine de la molécule, censée agir sur le système nerveux central pour inhiber les douleurs, les troubles anxieux ou encore de l'humeur.