Primaire de la droite : où en sont les candidats côté parrainages ?

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Primaire de la droite : où en sont les candidats côté parrainages ?
@ AFP
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Vendredi, les candidats à la primaire de la droite et du centre doivent déposer leurs parrainages afin d'être officiellement candidat à la primaire qui se jouera les 20 et 27 novembre. 

Qui sera candidat ? A la veille du dépôt des parrainages, les treize candidats à la primaire de la droite et du centre le savent : tous ne seront pas alignés sur la ligne de départ. Alors que les poids-lourds sont assurés d'avoir leurs 20 parrainages de parlementaires, leurs 230 parrainages d'élus et leurs 2.500 parrainages de militants, c'est beaucoup plus compliqué pour les "petits" candidats. La liste officielle des candidats sera dévoilée le 21 septembre par la Haute autorité pour la primaire à droite, présidée par Thierry Solère. 

• Les candidats certains de l'être

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Nicolas Sarkozy

A 61 ans, l'ancien président de la République s'est déclaré candidat à la présidentielle fin août dans un livre "Tout pour la France". Mais, Nicolas Sarkozy a pu engranger les parrainages plusieurs mois avant son annonce de candidature, après un appel du porte-parole du parti de l'époque, Guillaume Larrivé. En juillet, l'ex-président des Républicains qui a passé la main à Laurent Wauquiez revendiquait déjà 60.000 parrainages d'adhérents. Vendredi, il a rendu public la liste des 103 parlementaires qui lui ont apporté un parrainage. Nicolas Sarkozy entend mener une campagne à droite tout en centrant ses discours sur des thèmes qui lui sont chers : l'identité, l'autorité de l'Etat ou encore la lutte contre le terrorisme. Mais, il trouvera aussi sur son chemin ses ennuis judiciaires, le parquet ayant requis son renvoi dans l'affaire Bygmalion



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Alain Juppé

C'est la première fois qu'Alain Juppé mène une campagne présidentielle en son nom. L'ancien Premier ministre, qui publiera son quatrième livre programmatique, a lui aussi recueilli très rapidement l'ensemble des parrainages nécessaires. Âgé de 71 ans, le maire de Bordeaux promet un mandat unique s'il est élu. Cherchant à s'imposer comme la figure du rassembleur, Alain Juppé assume sa modération sur de nombreux sujets. Il compte ainsi développer dans la campagne le thème de "l'identité heureuse", expression qu'il a développée pour la première fois en septembre 2014. Une manière appuyée de se démarquer de Nicolas Sarkozy



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François Fillon 

L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy s'apprête à affronter celui qui l'avait désigné comme son "collaborateur". Il a d'ailleurs annoncé qu'il n'appellerait pas à voter pour l'ancien président même s'"il n'envisage pas de ne pas être qualifié pour la finale". En attendant, lui non plus n'a eu aucun mal à recueillir l'ensemble des parrainages. Selon son entourage contacté par Europe 1, François Fillon a déposé 79 parrainages de parlementaires, 370 d'élus et 6.000 adhérents. Concernant son programme, François Fillon propose des mesures chocs en matière d'économie comme faire passer le temps de travail de la fonction publique de 35 à 39 heures ou encore faire 110 milliards d'euros d'économies. 



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Bruno Le Maire

Souvent qualifié de quatrième homme ou de troisième selon les sondages, Bruno Le Maire entend bien créer à la surprise. Lui aussi à obtenu tous ses parrainages sans difficulté. Dès le 10 mai, précise son entourage à Europe 1, il a déposé les parrainages de 34 parlementaires et de 500 élus locaux ainsi que de 2.700 adhérents. Comme lors de sa course pour la présidence de l'UMP, l'ancien ministre de l'Agriculture a fait du renouveau en politique son mantra. Il souhaite également "une société plus juste" et a dernièrement étonné en voulant supprimer l'ENA, lui qui est issu des bancs de la prestigieuse école. 



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Jean-François Copé

Contrairement aux ténors, l'ancien président de l'UMP a eu bien du mal à obtenir les parrainages. C'est dans un entretien à La Provence que le député-maire de Meaux a annoncé qu'il pourrait participer à la primaire, renvoyant la "bande des quatre" dans ses cordes. "Je reviens d'un long chemin. J'ai eu à franchir beaucoup d'obstacles", a-t-il déclaré. Son credo ? "Défendre la droite décomplexée". Il assure ainsi que sa "main ne tremblera pas face aux syndicats et ne cédera pas face aux islamistes". 




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Nathalie Kosciusko-Morizet

Que ce fut difficile pour Nathalie Kosciusko-Morizet d'avoir ses parrainages. Jusqu'au bout, l'ancienne candidate à la mairie de Paris a continué de batailler. La députée de l'Essonne a néanmoins pu compter sur le soutien de ses collègues masculins qui sentaient bien qu'une primaire 100% masculine en 2016 ne serait pas du meilleur effet. Nicolas Sarkozy, François Fillon ou Alain Juppé ont soutenu sa recherche de parrainages. Un lobbying qui a porté ses fruits puisque NKM a bel et bien réuni ses parrainages




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Hervé Mariton

C'est passé tout juste pour Hervé Mariton. Jusqu'à vendredi peu après 15 heures, alors que la deadline était fixée à 18 heures, le député de la Drôme n'avait pas tous ses parrainages. Lui manquait un parlementaire. Et puis Jean-Christophe Fromantin, député-maire de Neuilly, est arrivé. Hervé Mariton, déjà candidat à la présidence de l'UMP contre Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire, remplit donc les critères. 

 



• La candidate qui est mal partie

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Nadine Morano

A quelques heures du dépôt des candidatures, la partie s'annonce très compliquée pour Nadine Morano. L'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy dénonce mercredi sur Twitter une primaire "viciée", "tripatouillée". "Le mercato sous le manteau des parrainages démontre la faiblesse des convictions", écrit-elle, en référence à NKM qui joue d'après elle à la "femme martyre". Celle qui s'est souvent fait connaitre par ses dérapages assumés semble visiblement en mauvaise posture. 




• Les candidats pour qui c'est cuit

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Geoffroy Didier

A 40 ans, le vice-président de la région Ile-de-France, Geoffroy Didier, a souffert d'un déficit de notoriété même si sa déclaration sur la mise en place d'un test de radicalisation au collège a fait grand bruit. Jeudi, le fondateur de la Droite forte a annoncé au Figaro qu’il ne sera pas de la fête. Il estime néanmoins avoir "beaucoup appris et conquis (sa) liberté". Avant d’ajouter que "cette primaire" est pour lui "une première victoire".




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Jacques Myard

Le député des Yvelines a lui aussi jeté l'éponge. Celui qui entendait "poser la question de la souveraineté de la France" n'a pas réussi à réunir les parrainages nécessaires. Mais pas question de défaite pour l'élu, qui s'est souvent distingué par des remarques jugées misogynes ou homophobes. "Cette candidature a été positive. Elle a ajouté à ma crédibilité, qui est aujourd'hui d'autant plus forte que je suis courtisé par les uns et les autres", a-t-il confié au Figaro




• Les candidats qui passeront outre les parrainages

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Jean-Frédéric Poisson

Le président du Parti chrétien-démocrate, successeur de Christine Boutin, est qualifié d'office à la primaire car non membre des Républicains. Parmi ses propositions : la sortie de l'Otan, l'instauration du droit du sang et la suppression du regroupement familial systématique. Jean-Frédéric Poisson entend également inscrire "les racines chrétiennes" de la France dans la Constitution et abroger les lois mémorielles. 




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Henri Guaino

L'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy savait qu'il lui serait extrêmement compliqué de réunir les parrainages nécessaires. Il avait donc dès le départ anticipé et prévenu qu'il serait candidat à l'élection présidentielle sans passer par la case primaire. Vendredi matin, jour du dépôt des parrainages, il a ainsi confirmé qu'il serait candidat à l'élection présidentielle. Henri Guaino devra néanmoins se heurter à un obstacle de taille : les 500 parrainages nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle. 


 

 

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Frédéric Lefebvre

Le député des Français de l'étranger n'a plus aucune chance de se qualifier via les parrainages. Alors il tente son baroud d'honneur, en tentant de se présenter via son micro parti, Nouveaux Horizons. Ce qui lui permettrait de ne pas avoir besoin de parrainages. Sauf qu'il n'y a aucune chance que le bureau politique des Républicains, dernier décideur, n'accette la manoeuvre. Ce sera donc sans cet ancien très proche de Nicolas Sarkozy.