Présidentielle : Que prévoient Le Pen et Macron sur la santé ?

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Présidentielle : Que prévoient Le Pen et Macron sur la santé ?
@ JOEL SAGET / AFP
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Les deux candidats ont quelques idées convergentes. Et beaucoup de désaccords.

Samedi matin, on passe en revue les programmes des deux candidats à la présidentielle en matière de santé. Que prévoient Marine Le Pen et Emmanuel Macron, par exemple, pour améliorer l'accès aux soins des Français, l'état de santé ou encore les déserts médicaux ? Demandez le programme !

Favorables à la vente à l'unité des médicaments. Il y a d'abord, ce qui rassemble les deux candidats. Le tiers payant par exemple : avant de le généraliser fin 2017 comme prévu, les deux veulent évaluer le dispositif. S'il alourdit la charge administrative qui pèse déjà sur les médecins, il sera remis en question. Et puis Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont aussi favorables à la vente à l'unité des médicaments, et à une réforme du numerus clausus des études de médecine. Augmenter le nombre de places pour les futurs médecins, pour Marine Le Pen notamment, ce serait un moyen d'éviter le recours massifs aux médecins étrangers.


Ce qui les différencie, c'est d'abord l'accès aux soins pour Emmanuel Macron. L'une de ces mesures phares, d'ici 2022, c'est le remboursement à 100% des lunettes, des prothèses auditives et dentaires, par la sécurité sociale mais surtout par les complémentaires. Du côté de la candidate du Front national, on est plus répression que prévention. La lutte contre la fraude, notamment, est l'une de ses priorités. Si elle est élue, elle promet de combattre, par exemple, les arrêts maladies de complaisance.

Finie l'Aide médicale d'Etat pour Le Pen. Mais surtout, son mot d'ordre, comme dans d'autres secteurs, c'est la "préférence nationale". Finie l'Aide médicale d'Etat (AME) pour les malades étrangers, et même pour ceux en situation régulière. Elle propose un délai de carence de deux ans, c'est-à-dire que pendant cette période-là, la sécurité sociale ne prendra pas en charge leurs soins, sauf en cas d'urgence vitale ou de maladie contagieuse grave.