Présidentielle : "À 20 heures, il se peut que nous affichions un, deux ou trois visages"

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Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l'Ifop, n'est "absolument pas sûr" que les deux finalistes du premier tour de l'élection présidentielle soient connus à 20 heures dimanche.

INTERVIEW

C'est un match à quatre inédit sous la Ve République. À trois jours du premier tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron reste en tête des intentions de vote selon un sondage Ifop-Fiducial publié pour CNEWS, Paris Match et Sud Radio jeudi. Derrière, Marine Le Pen (22,5%), François Fillon (19,5%) et Jean-Luc Mélenchon (18,4%) se tiennent en seulement 4 points. À tel point que le nom des deux finalistes pourrait ne pas être révélé à 20 heures précises, comme c'est traditionnellement le cas. "Je l'espère mais je n'en suis absolument pas sûr", avoue le directeur général adjoint de l'Ifop, Frédéric Dabi, sur Europe 1.

"Nous ne prendrons pas de risque". En cause, la loi du 25 avril 2016, qui repousse de 18 à 19 heures la fermeture des premiers bureaux de vote. "Nous n'aurons donc que 30 à 45 minutes pour travailler", regrette Frédéric Dabi, qui assure que l'institut "ne prendra pas de risque". "Il se peut que nous affichions un, deux ou trois visages".

Entendu sur Europe 1
Nous n'aurons donc que 30 à 45 minutes pour travailler.

En 1995, "TF1 avait affiché trois visages". "C'était déjà arrivé en 1995", se rappelle-t-il à propos. "TF1 avait affiché trois visages car il y avait un faible écart entre Edouard Balladur et Jacques Chirac. A contrario, le 21 avril 2002, l'écart entre Lionel Jospin et Jean-Marie Le Pen n'était que de 180.000 voix, et l'institut CSA avec France 3 à l'époque avait réussi à afficher Lionel Jospin troisième et Jean-Marie Le Pen deuxième". Cette année, l'Ifop a d'ailleurs décidé de multiplié par deux le nombre de points de collecte de l’information, soit au total près de 300 bureaux de vote test.