Pour Marine Le Pen, les empires et pas les nations ont conduit à 14-18

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Pour Marine Le Pen, les empires et pas les nations ont conduit à 14-18
"Ce ne sont pas les nations qui ont causé la guerre mais les empires", a déclaré la présidente du RN à Verdun. @ AFP
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La présidente du Rassemblement national, qui s'est rendue samedi matin à l'Ossuaire de Douaumont, a également fustigé la construction européenne, forgée "sur le modèle d'un empire". 

Marine Le Pen a affirmé samedi que les empires, et non pas les nations, avaient conduit à la Première guerre mondiale, avant d'accuser les "européistes" de forger "une construction européenne sur le modèle d'un empire".

"Ce ne sont pas les nations qui ont causé la guerre mais les empires", a déclaré la présidente du Rassemblement national à Verdun, où elle a célébré le centenaire de la "victoire" de 1918, au moment où Emmanuel Macron et Angela Merkel commémoraient l'Armistice dans l'Oise. "Ce sont les nations qui ont mis fin à leur folle hégémonie, avant qu'un nouvel empire, le Troisième Reich, ne vienne deux décennies plus tard à nouveau troubler la paix du monde, et semer le chaos, l'horreur et la dévastation", a ajouté Marine Le Pen.

"L'Union européenne, un empire centralisateur". Aujourd'hui, selon la dirigeante d'extrême droite, les "européistes (...) organisent à marche forcée et contre la volonté populaire une construction européenne sur le modèle d'un empire". L'Union européenne, a fustigé la présidente du RN, est "un empire centralisateur, assis sur la négation des peuples, le nivellement des cultures nationales, l'annihilation de la souveraineté des nations", et fondé "sur une logique expansionniste" d'élargissement.

Un député russe et le président du parti flamand d'extrême-droite étaient présents. Devant ses militants et en présence d'un député russe du parti de Vladimir Poutine, Nikolaï Zemtsov, et du président du parti flamand d'extrême droite Vlaams Belang, Tom Van Grieken, elle a souhaité "rompre avec la logique des blocs" et appelé l'Europe à "cesser les sanctions injustifiées, notamment celles absurdes et illégitimes imposées à la Russie". Quant au président Emmanuel Macron, qui termine un long déplacement dans le Nord et l'Est pour le centenaire de la fin de la Grande Guerre, il a semblé à ses yeux "errer, se perdant entre une opération de communication mal maîtrisée et un commentaire sur le prix de l'essence".



Hommage perturbé par des manifestants à l'ossuaire de Douaumont. Marine Le Pen avant auparavant rendu hommage aux soldats de 14-18 au Monument de la victoire et à l'ossuaire de Douaumont. Quelques manifestants ont troublé sa visite. "Le nationalisme mène à la guerre", pouvait-on lire sur une banderole, ont rapporté via Twitter des journalistes présents sur place.