Pierre Laurent (PCF) ne veut "qu'une seule candidature à gauche de François Hollande"

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Pierre Laurent (PCF) ne veut "qu'une seule candidature à gauche de François Hollande"
Le patron du PCF ne veut qu'une seule candidature à gauche, pour faire barrage à la droite et l'extrême droite.@ BERTRAND GUAY / AFP
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Le leader communiste a pourtant assuré ne pas être favorable à la candidature de François Hollande, mais veut faire barrage à la droite.

Le secrétaire national du Parti communiste (PCF) Pierre Laurent a répété mardi qu'il ne souhaitait qu'"une seule candidature à gauche de François Hollande" en 2017, alors qu'Europe Écologie-Les Verts va organiser une primaire et que Jean-Luc Mélenchon mène déjà campagne. "Je ne suis pas favorable à la candidature de François Hollande. Mais plutôt que d'avoir plusieurs candidatures à gauche de François Hollande, je n'en voudrais qu'une. Donc je vais travailler avec les communistes jusqu'à la fin de l'automne pour essayer d'obtenir une candidature et pas trois ou quatre", a déclaré Pierre Laurent sur iTÉLÉ.

Une candidature du Front de gauche et des Verts. Europe Écologie-Les Verts a décidé ce week-end d'organiser une primaire en vue de l'élection présidentielle, quelques jours après l'annonce de non candidature de Nicolas Hulot que le parti était prêt à soutenir. Par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon, qui fut le candidat du Front de gauche en 2012, a déjà "proposé" sa candidature et mène d'ores et déjà campagne sous sa nouvelle bannière de la "France insoumise". "Je parle avec tout le monde. Je parle avec Jean-Luc Mélenchon évidemment, puisque nous avons été partenaires dans le Front de gauche", a glissé Pierre Laurent.

"Nous prenons un risque très grave". "Je n'ai pas écarté la candidature de Jean-Luc Mélenchon". Mais ce dernier "a fait le choix de partir seul au moment où nous, nous essayons de construire ce rassemblement. Évidemment ça handicape ce travail-là mais ça n'empêche pas de le poursuivre", a-t-il poursuivi. "Je parle avec les socialistes qui sont en rupture avec la politique gouvernementale, j'essaie de nouer les fils du dialogue entre les uns et les autres, avec Cécile Duflot, et nous cherchons une voie commune". "Si nous ne parvenons pas à cela, nous prenons un risque très grave face au risque du retour de la droite et de l'extrême droite", a averti le sénateur de Paris.