1:07
  • Copié
, modifié à
Le candidat malheureux de Debout la France n'a toujours pas donné de consigne de vote à ses électeurs.
INTERVIEW

Avec ses 4,7 %, Nicolas Dupont-Aignan ne franchit pas la barre symbolique des 5% mais représente néanmoins un réservoir de voix enviable pour le FN. Le candidat de Debout la France n’a pas donné de consigne de vote au soir du premier tour, mais devait sortir du silence cette semaine. En attendant, les frontistes multiplient les appels du pied.

"Nous lui tendons la main". "J’espère que tous les patriotes rejoignent Marine Le Pen dans cet entre-deux tours. Nicolas Dupont-Aignan est un patriote, il a obtenu un résultat non négligeable au premier tour. Nous lui tendons la main", a déclaré vendredi Nicolas Bay, eurodéputé FN, au micro de la matinale d’Europe 1, sans nier des discussions entre le candidat malheureux et la candidate frontiste. Le député maire d’Yerres aurait-il sa place dans un éventuel gouvernement de Marine Le Pen ? "Ça me semble probable", répond l’élu frontiste.

Prendre une positon claire. "Mais c’est à elle [Marine Le Pen, ndlr] d’y répondre. Dans immédiat il faut l’emporter, il faut que Marine Le Pen soit élue présidente de la République", nuance Nicolas Bay. "J’espère qu’il [Nicolas Dupont-Aignan, ndlr] va prendre une positon claire en faveur de Marine Le Pen parce que c’est l’avenir du pays qui est en jeu", estime encore ce proche de Marine Le Pen.

Des signaux aux insoumis. La candidate frontiste s'est montrée particulièrement offensive pour le début de la campagne du second tour, s'adressant notamment à l'électorat de Jean-Luc Mélenchon, qui refuse de dévoiler son bulletin de vote, à l'occasion de déplacements dans le Pas-de-Calais, à Rungis ou encore à Amiens. "Le pays va mal, il peut y avoir des similitudes dans les aspirations des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen", explique Nicolas Bay. "Ça ne veut pas dire que l’on est d’accord dans les solutions".