Marion Maréchal-Le Pen dénonce "l'ingérence" de Barack Obama dans la campagne présidentielle

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Marion Maréchal-Le Pen dénonce "l'ingérence" de Barack Obama dans la campagne présidentielle
Marion Maréchal-Le Pen a dénoncé l'ingérence de l'ancien président américain dans la campagne présidentielle après sa vidéo de soutien à Emmanuel Macron. @ ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
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La députée FN du Vaucluse a dénoncé l'ingérence de l'ancien président américain dans la campagne présidentielle après sa vidéo de soutien à Emmanuel Macron. 

Au FN, toujours pas de vidéo de soutien de Vladimir Poutine, même si cela ne risque pas d'enchanter la députée FN du Vaucluse. Marion Maréchal-Le Pen a dénoncé vendredi, sur le plateau de LCI, "l'ingérence" de l'ancien président américain Barack Obama dans la campagne présidentielle française après sa vidéo de soutien à Emmanuel Macron.  

Politique "atlantiste". Stupéfaite, la députée FN a déclaré que cette intrusion en "dit long sur ce que sera demain la politique diplomatique et étrangère d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire une politique totalement soumise à l'atlantisme, à la politique assez belliqueuse notamment de l'Otan". Cela augure, dit-elle, "probablement une politique qui adhère à la politique d'ingérence qui a été menée par le camp Obama-Clinton pendant des années avec les conséquences dramatiques que l'on a connues en Irak, en Afghanistan, l'émergence de l'Etat islamique, le chaos en Libye et les islamistes au pouvoir et l'immigration de masse".

Candidate aux législatives. Invitée à évoquer son propre avenir, Marion Maréchal Le Pen a par ailleurs confirmé sa candidature aux législatives, mais sans exclure de quitter la vie politique prochainement. "J'ai dit que je serai candidate en effet. Je suis investie dans la troisième circonscription du Vaucluse. J'ai dit pour autant que je ne renonçais pas à arrêter la vie politique. Mais je le ferai au moment opportun pour ne nuire, ni à mon mouvement ni au combat national qui est le notre pour la France", a-t-elle indiqué.

Pas de visions antagonistes au FN. Sera-t-elle le prochain membre de la famille Le Pen à se présenter à la présidentielle ? Interrogée sur la possibilité qu'elle prenne la tête du FN en cas de défaite de sa tante Marine Le Pen dimanche au second tour de la présidentielle, elle a répondu n'y avoir "pas du tout pensé". "Ce n'est pas du tout à l'ordre du jour. Je n'en ai absolument aucune envie. Marine Le Pen est une jeune candidate" et il n'y a "aucune raison dès aujourd'hui d'anticiper 2022, peut-être même d'ailleurs fera-t-elle un deuxième mandat", a-t-elle Maréchal-Le Pen. Elle réfute d'ailleurs "totalement l'analyse qui voudrait qu'il y ait soit-disant des courants antagonistes au sein du Front national, je crois que nous avons révélé notre cohésion au sein de cette campagne".