Législatives : dans les coulisses des entretiens d'investiture En Marche!

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Législatives : dans les coulisses des entretiens d'investiture En Marche!
En trois clics sur le site d'En Marche! il est possible de déposer sa demande d'investiture aux législatives.@ Capture site internet En Marche!
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Le parti du nouveau président Macron a reçu plus de 15.000 dossiers de candidatures, scrutées à la loupe comme on le ferait pour un poste de cadre sup' dans une grande entreprise.

La facilité avec laquelle tout un chacun pouvait postuler a sans doute aidé. Ce simple lien qui figure en bonne place sur le site internet d'En Marche! a été cliqué par plusieurs milliers de personnes, connues ou inconnues. Au total, ce sont quelque 15.000 personnes qui ont proposé leurs services au parti du nouveau président Macron pour les élections législatives du mois de juin. Soit autant de dossiers scrutés à la loupe par les équipes du parti, un peu comme pour le recrutement d'un cadre sup' dans une grande entreprise. 


Jauger les candidats et leur implication. Le premier écrémage s'est fait comme pour un entretien d'embauche : en étudiant le CV avec photo et la lettre de motivation joints à la candidature en ligne ainsi qu'un QCM rempli comme un test de personnalité : études, vie familiale, expérience politique... Pour la suite, certains ont reçu un appel téléphonique d'une heure, d'autres ont été rencontrés directement au gré des déplacements de campagne du candidat Macron. Ces discussions avaient toujours le même fil conducteur : jauger les candidats non pas sur leurs idées mais sur leur capacité à s'impliquer.

Recouper les déclarations avec les activités des candidats. Un petit travail d'enquête a également été effectué par les équipes d'En Marche! pour vérifier les déclarations des candidats. A combien de réunions publiques ont-ils participé ? Combien de séances de tractage ont-ils effectuées ? Etaient-ils des marcheurs de la première heure ou bien sont-ils arrivés sur le tard ? Toutes leurs déclarations sont recoupées avec leur activité sur les réseaux sociaux et leur présence dans la presse locale.


Un référent par région. Ils ont au final une personne à séduire, le référent d'En Marche! dans chaque région. C'est ce dernier qui est ensuite chargé de faire remonter ses impressions au siège parisien du parti. Une vraie campagne pour les prétendants, qui, pour certains, alimentaient le QG d'analyses de terrain.

Montrer sa compréhension du contexte local et des adversaires potentiels est aussi un élément-clé pour faire émerger la capacité du candidat à dépasser les clivages et à rassembler au-delà de sa propre sensibilité politique.