"La réforme du marché du travail est une réforme de transformation profonde", assure Emmanuel Macron

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"La réforme du marché du travail est une réforme de transformation profonde", assure Emmanuel Macron
@ BENJAMIN CREMEL / AFP
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Le chef de l'Etat assure que la réforme du code du travail est "assez ambitieuse" pour "faire baisser le chômage". 

Le président Emmanuel Macron assure que la réforme du code du travail qu'il est en train de mener par ordonnances est "une réforme de transformation profonde", dans un entretien-fleuve à paraître jeudi dans Le Point.

Une réforme qui "doit être assez ambitieuse". "La réforme du marché du travail est une réforme de transformation profonde et, comme je m'y suis engagé, elle doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat", explique le chef de l'Etat, à la veille de la présentation des ordonnances par le Premier ministre Edouard Philippe.

Les principales victimes, "les jeunes et les moins qualifiés". "Nous sommes la seule grande économie de l'Union européenne qui n'a pas vaincu le chômage de masse depuis plus de trois décennies", rappelle le chef de l'Etat, parlant de la France comme d'"un pays de météorologues : on regarde la conjoncture et, dès que ça va un peu mieux, il ne faudrait plus demander d'efforts". "Dès que ça va moins bien, en revanche, il faut lancer en urgence une réforme qui ne parvient jamais à son terme en raison justement de la dureté de la situation !", déplore-t-il. Pour le chef de l'Etat, "les principales victimes de l'impuissance des trente dernières années à sortir du chômage de masse, ce sont les jeunes et les moins qualifiés".

La nécessité des ordonnances. Il justifie également son choix d'agir très rapidement, par ordonnances. "Cela met du temps à se décliner dans les comportements et à produire ainsi tous ses résultats", assure-t-il, convaincu qu'"on ne change pas une société par une loi ou un décret, cela prend entre dix-huit et vingt-quatre mois pour infuser". A ce titre, il place en premier lieu la nécessité de "simplifier drastiquement la vie des entreprises de moins de 50 salariés" afin de leur permettre de "négocier des accords d'entreprise, y compris lorsque les syndicats ne sont pas présents, par l'intermédiaire des représentants du personnel, voire directement avec leurs salariés, dans les plus petites".