VIDÉO - Alain Juppé sifflé par des militants UMP

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VIDÉO - Alain Juppé sifflé par des militants UMP
@ ALAIN JOCARD / AFP
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PROVOCATEUR - L’ancien Premier ministre s’est fait huer lorsqu’il a appelé à faire l’union avec le centre, lors du conseil national de l’UMP.

L’élection législative partielle du Doubs était LE sujet tabou, samedi,  lors du Conseil  national de l'UMP à Paris, en présence de tous les ténors du parti. Durant toute la semaine, ces derniers se sont divisés autour des consignes de vote à donner à leurs électeurs. Mais samedi, il fallait afficher à tout prix une unité. C'est raté. Alain Juppé a été une nouvelle fois été sifflé par des militants acquis à Nicolas Sarkozy.

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"Il faut l'union de l'UMP, de l'UDI et même du MoDem". Pour réussir "l'alternance" et combattre le Front national, il faut "le rassemblement de la droite et du centre. C'est l'ADN de l'UMP. Partout, il faut l'union de l'UMP, de l'UDI et même du MoDem", a affirmé l'ancien Premier ministre, quelque peu provocateur face aux premières huées : "Réflexe pavlovien ! Allez-y, allez-y..." le maire de Bordeaux s'était préparé. N'avait-il pas annoncé qu'il arriverait armé de son "gilet par-balles" et d'un "casque à boulons ? En novembre dernier, peu de temps après le retour dans l’arène de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé avait, bon gré mal gré, assisté à un meeting du nouveau président de l’UMP dans sa ville de Bordeaux. Et il avait été hué, ce qu’il avait pris avec le sourire. Comme cette fois-ci.

Une stratégie assumée, qui lui permet d’affiner sa stratégie pour la primaire de 2016 : il sera l’homme de la droite modérée, capable de rassembler jusqu’aux électeurs de François Bayrou  dans le cas d’un éventuel seconde tour.

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Favori des sondages. "Si on compte juste sur les voix de Sarkozy en 2012, alors la droite ne gagnera pas", théorise un de ses proches. Un positionnement qui permet également à Alain Juppé de renvoyer Nicolas Sarkozy à ses hésitations idéologiques du moment. Et une tactique qui marche : pour le moment, il est le plus populaire chez les Français et l’écart se resserre chez les sympathisants de l’UMP, toujours acquis à Nicolas Sarkozy. Mais de moins en moins.