Eric Woerth : "François Fillon n'a pas l'intention de casser l'Assurance maladie"

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Invité du Grand Rendez Vous, dimanche, le proche du candidat de la droite assure que la fin des remboursements des "soins de confort" par la sécurité sociale promise par François Fillon n'était "pas la bonne mesure", rappelant que "l'assurance maladie se veut universelle".

INTERVIEW

Interrogé sur le programme de François Fillon en matière de santé, qui fait polémique jusque dans son camp, Eric Woerth a estimé qu'une "explication" était "nécessaire", dimanche sur Europe 1. Le candidat de la droite propose notamment de limiter les remboursements par la sécurité sociale aux affections de longue durée, laissant les "soins de confort" aux mutuelles. Début décembre, lors d'une réunion du groupe Les Républicains (LR) plusieurs députés s'en sont dits inquiets, rapporte Le Monde.

Pas de petit et de grand risque. "Il n'est pas du tout question d'y revenir", a d'abord répondu Eric Woerth, avant de préciser "on peut l'enrichir (le programme, ndlr), on peut l'approfondir". Proche du candidat de la droite, le député de l'Oise a assuré que "François Fillon n'a pas l'intention de casser l'Assurance maladie. (...) Il faut protéger la protection sociale." Si le vainqueur de la primaire est élu, sera-t-on toujours remboursé pour un rhume ? "Oui, le patient continuera à être remboursé par la Sécurité sociale", a martelé un Eric Woerth pas toujours très clair, affirmant que "la notion de petit risque et de grand risque n'est pas une notion qui est efficace pour régler les problèmes de la sécurité sociale."

Entendu sur Europe 1
Ça n'est pas la bonne mesure
Eric Woerth, proche de François Fillon

"Aller plus loin que ça". "L'Assurance maladie est essentielle, c'est le pacte républicain", a encore expliqué l'ancien ministre du Budget, estimant qu'il fallait "balayer" le débat sur le remboursement. "Ça a été écrit un moment donné dans le projet de la primaire, je pense qu'il faut aller plus loin que ça. (...)  Ça n'est pas la bonne mesure, la Sécurité sociale vaut pour tout le monde et pour tous les risques." Se défendant de toute "reculade", Eric Woerth a souligné que le programme de François Fillon n'était qu'une "feuille de route". "Il y a plein de sujets qui n'ont pas été suffisamment traités, il y a eu une primaire, et maintenant, il y a l'élection présidentielle", a-t-il conclu.