François de Rugy s'installe au Perchoir

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François de Rugy s'installe au Perchoir
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À l'occasion de sa séance inaugurale, l'Assemblée nationale a élu son nouveau président mardi. C'est François de Rugy, soutenu par La République en marche!, qui l'a emporté.

L'ESSENTIEL

L'Assemblée nationale a fait sa rentrée mardi et a choisi son nouveau président. Un peu plus d'une semaine après des élections législatives qui ont accordé une très large majorité à La République en marche!, les 577 députés de France ont désigné celui qui sera amené à siéger sur le Perchoir et à diriger les débats - mais pas seulement -  dans l'Hémicycle. Désigné par les députés de La République en marche!, majoritaires, François de Rugy est le nouveau titulaire du poste. 

Les trois informations à retenir :

  • La première séance de la 15ème législature a débuté à 15 heures 

  • Juste avant 17 heures, François de Rugy, désigné par les députés LREM, a été élu avec 353 voix

  • La séance inaugurale a été présidée par le doyen de l'hémicycle, Bernard Brochand, 79 ans

François de Rugy au Perchoir. Sans surprise, c'est François de Rugy qui a été élu président de l'Assemblée nationale. Le candidat de La République en marche! a reçu 353 voix sur les 543 suffrages exprimés. Jean-Charles Taugourdeau, soutenu par Les Républicains, a reçu 94 suffrages, Laure de la Raudière, candidate des constructifs de LR et de l'UDI, a obtenu 34 voix, devant Laurence Dumont, du PS (32), et Caroline Fiat, soutenue par la France insoumise et le PCF (30).

Aussitôt élu, le nouveau locataire de l'Hôtel de Lassay, âgé de 43 ans, a pris place à sa nouvelle place pour débuter son allocution. Après avoir exprimé l'"honneur insigne" d'avoir été choisi et rappelé "les pages essentielles de notre histoire" écrite au Palais Bourbon, François de Rugy a invité les députés à "s'inspirer du meilleur de ces lieux mais ne pas s'y arrêter". Insistant sur "le défi particulier qui est le nôtre" vu l'ampleur de l'abstention, il a jugé que cela confère "une responsabilité particulière de reconquérir une confiance que des décennies de crise économique, sociale et de représentation démocratique ont érodée".

La 15ème législature a commencé. A 15 heures précises, Bernard Brochant, le doyen de l'Assemblée nationale, a officiellement ouvert la 15ème législature de la 5ème République. "Je déclare ouverte la XVe législature de l'Assemblée nationale", a lancé le député âgé de 79 ans, avant de prononcer la constitution du bureau d'âge, composé des six plus jeunes députés, à commencer par le benjamin, Ludovic Pajot, 23 ans, élu FN du Pas-de-Calais. Pour cette séance inaugurale, les députés étaient assis dans l'hémicycle par ordre alphabétique.

Un vote joué d'avance. Les députés votaient à bulletin secret. Pour être élu, un candidat devait réunir la majorité absolue des suffrages exprimés. S'il n'y était pas parvenu au bout du deuxième tour, la majorité relative aurait suffi. Néanmoins, avec les 308 voix des élus REM, l'élection de François de Rugy était jouée d'avance.

Le Perchoir remis en jeu à mi-mandat. Cela dit, François de Rugy ne sera probablement pas encore en poste à la fin de la législature, en 2022. Le Perchoir et tous les autres postes à responsabilité de la République en marche à l'Assemblée nationale seront en effet remis en jeu à mi-mandat, dans deux ans et demi, a annoncé mardi le président du groupe majoritaire, Richard Ferrand.

Les sortants ne pourront pas se représenter pour ces postes, a précisé le député du Finistère lors d'une conférence de presse. "Cette disposition figure dans notre règlement intérieur et s'appliquera à tout le monde. Vous aurez donc quelqu'un d'autre devant vous à Noël 2019", a assuré Richard Ferrand, qui était entouré des vice-présidents et des quatre porte-parole du groupe.

Le doyen à l'honneur. Avant l'élection, la séance inaugurale a été présidée par le doyen de l'Hémicycle, comme le veut l'usage. Cet honneur est revenu au Républicain Bernard Brochand, qui, à 79 ans, entame son cinquième mandat dans la huitième circonscription des Alpes-Maritimes. Souvent épinglé pour son absentéisme, l'ancien maire de Cannes veut mettre en avant auprès de Nice-matin son action "sur le terrain pour venir en aide aux actifs du territoire".