Conseil des ministres exceptionnel pour la grande rentrée de l'exécutif

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Conseil des ministres exceptionnel pour la grande rentrée de l'exécutif
Le chef du gouvernement Manuel Valls. Image d'illustration.@ MATTHIEU ALEXANDRE / AFP
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Lundi, un conseil des ministres exceptionnel va aborder la question budgétaire, la lutte contre le terrorisme et le dossier du Brexit.

L'exécutif effectue lundi sa rentrée, après quinze jours de pause estivale, avec un Conseil des ministres réuni au grand complet, pour affronter les dossiers brûlants du moment : lutte antiterroriste, éventuel geste fiscal envers les classes moyennes et Brexit.

"Collégialité et "cohésion". Alors que les couteaux s'aiguisent à huit mois de la présidentielle avec, au cours de ce seul week-end, les déclarations de candidature de Cécile Duflot et d'Arnaud Montebourg, cette dernière rentrée du quinquennat se veut un symbole de la "collégialité et de cohésion" du gouvernement, dit-on à l'Élysée. Les 38 ministres et secrétaires d'État du gouvernement Valls 2 ont ainsi été conviés à 10 heures au palais présidentiel.

Vers une baisse d'impôts ? Sur le haut de la pile des dossiers de cette rentrée : la "finalisation des arbitrages" du budget 2017 à laquelle le chef de l'État s'était attelée dès son retour de vacances mercredi, selon son entourage. Avec à la clef "un possible geste fiscal", confirme-t-on, mais dans le "respect des objectifs de maîtrise des finances publiques". Pour François Hollande, il s'agirait d'en faire bénéficier les "classes moyennes", principales cibles des hausses d'impôts du début du quinquennat, mais "à condition", a-t-il spécifié, de disposer de "marges de manœuvre" budgétaires.

Terrorisme… Autre priorité : la lutte contre le terrorisme. Elle fera l'objet d'un nouveau Conseil de défense et de sécurité qui se tiendra mercredi à l'Élysée, autour du chef de l'État et des armées.

… et chômage. Au chapitre social, les opposants à la loi Travail donneront de la voix avec une nouvelle journée d'action prévue le 15 septembre. Mais les chiffres du chômage au deuxième trimestre ont mis du baume au cœur du gouvernement, s'affichant à leur plus bas niveau depuis 2012, tout juste sous la barre symbolique des 10%.