Ces parlementaires qui n'iront pas au Congrès de Versailles convoqué par Macron

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Emmanuel Macron réunit les parlementaires en Congrès, lundi, à Versailles. Un événement boudé par plusieurs forces politiques en opposition au chef de l’État.

Le Congrès se réunira… sans eux. Au moins 55 députés et sénateurs ont publiquement décidé de ne pas se rendre à Versailles, lundi, pour assister à la déclaration d’Emmanuel Macron devant l’ensemble des 925 parlementaires. Un discours qui aura lieu la veille de la déclaration de politique générale du Premier ministre Édouard Philippe, et que des députés et sénateurs de tous bords veulent boycotter en raison du coût et du calendrier de cet événement, mais aussi pour certains par opposition au chef de l’État lui-même.

  • Lagarde et Vigier (députés UDI)

Il a été le premier à annoncer son refus de se rendre à Versailles. Mercredi, le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde a indiqué qu’il n’assisterait pas au Congrès, listant sur Twitter les griefs qu’il porte à un événement selon lui inutile et coûteux.

Il a vite été rejoint par le député Philippe Vigier, lui aussi membre du groupe des "Constructifs” qui rassemble entre autres les députés UDI. D’après lui, le Congrès menace “le fonctionnement équilibré des institutions”.

  • Régis Juanico (PS)

Régis Juanico, député de la Loire, sera peut-être le seul du groupe socialiste à boycotter la prise de parole du chef de l'Etat. L'élu estime qu'il s'agit d'une "marque d'irrespect" vis-à-vis d'Edouard Philippe. Une démarche soutenu par Benoît Hamon qui, après avoir quitté le PS, vient de lancer son propre mouvement politique.

  • Les députés de La France insoumise

"Nous nous rebellons et nous n'irons pas" à Versailles. Jean-Luc Mélenchon et les 16 autres députés de La France insoumise ont décidé jeudi qu’ils ne seraient pas à Versailles lundi.

Pour le candidat malheureux à la présidentielle, ce Congrès est un "franchissement de seuil dans la dimension pharaonique de la monarchie présidentielle". À la place, ils envisagent d’organiser un événement sur la place de République "pour faire [leur] déclaration devant le peuple".

"Il nous semble peu utile de participer à une opération de communication qui écrase tous les pouvoirs, alors que le lendemain le Premier ministre s'exprime devant l'Assemblée nationale. Il y a une redondance", estime pour sa part Alexis Corbière, député de Seine-Saint-Denis, au micro d'Europe 1.

  • Les élus du Parti communiste français

 Aucun parlementaire communiste ne sera présent à Versailles lundi après-midi. Dans un communiqué les 34 députés et sénateurs PCF critiquent un exercice solitaire du pouvoir. "Nous n'irons pas adouber le monarque présidentiel", écrivent-ils.

  • Esther Benbassa (sénatrice EELV)

Le coût est l’un des arguments privilégiés de ceux qui ont décidé de boycotter le Congrès. C’est le cas de la sénatrice EELV Esther Benbassa, pour qui il faudrait allouer l’argent de l’organisation à l’accueil des réfugiés. Elle dépeint également Emmanuel Macron en “monarque bavard”.

Le discours d’Emmanuel Macron au congrès à Versailles le 3 juillet 2017