Régionales : Bartolone "remplacé" au perchoir à la rentrée

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Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, se lance dans la course aux régionales en Île-de-France. Il affiche ses différences avec son adversaire de droite, Valérie Pécresse. 

INTERVIEW

Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone briguera la région Île-de-France aux prochaines élections en décembre (les 6 et 13 décembre prochains, ndlr). "Il y a des moments où il faut prendre ses responsabilités lorsque l'on peut rassembler les socialistes", assume-t-il jeudi sur Europe 1. "Ce rassemblement de toute la gauche est nécessaire pour donner une chance à la région de bien rentrer dans le 21e siècle". 

Bartolone compare les programmes. A sept mois du scrutin, le député PS de Seine-Saint-Denis lance les hostilités. "Il y a trois systèmes qui sont aujourd'hui présentés aux Franciliens", détaille-t-il. "Le premier, d'extrême-droite, consiste à dire 'détestez-vous les uns les autres'. Il y a ensuite le projet de la droite qui dit 'méfiez-vous des uns et des autres'. Moi je dis : 'si ce n'est pas tous ensemble, on continuera à vivre les uns à côté des autres'. Le centre de Paris, la première couronne et la grande périphérie ne se mélangeront pas" si le PS est battu. 

"La droite ne parle que de kärcher ou de balai". "Je ne veux pas faire une campagne des riches contre les pauvres", explique Claude Bartolone pour mieux tacler sa concurrente de droite, Valérie Pécresse. "Je veux faire une campagne de l'égalité territoriale. Il y en a marre de stigmatiser une partie de la population. A droite, à chaque fois qu'ils parlent du département de la Seine-Saint-Denis, ils parlent ou du kärcher ou du balai". Par ailleurs, le président de l'Assemblée nationale ne signera pas la charte d'éthique proposée par son adversaire de l'UMP. "Je n'ai pas besoin de signer une charte. C'est mon comportement depuis que je fais de la politique qui parle pour moi".  

Interrogé sur le mélange des genres qu'il pratique en employant son épouse en tant que collaboratrice, Claude Bartolone est resté très ferme. "Je n'ai pas embauché ma femme, j'ai épousé ma collaboratrice", s'est-il défendu. "Et je n'allais pas lui dire, le jour ou je lui ai demandé sa main, 'en plus tu es licenciée' !".


Bartolone quittera le Perchoir début septembre. Dès qu'il lancera sa campagne pour les régionales, Claude Bartolone délaissera son poste de président de l'Assemblée nationale. "Dès la rentrée parlementaire au mois de septembre, je me ferai remplacer par un des vice-présidents", a-t-il promis. "La loi ne me l'impose pas mais c'est une conception éthique qui est la mienne. Je ne veux qu'il y ait de mélange d'images au cœur de la campagne".